Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 PICASSO. BLEU ET ROSE

18/09/2018 > 06/01/2019

Musée d'Orsay

- PARIS

expo_cercle_3 MIRÓ

03/10/2018 > 04/02/2019

Grand Palais - PARIS
expo_cercle_5 VAGUES DE RENOUVEAU

06/10/2018 > 06/01/2019

Fondation Custodia - PARIS

LA NEWSLETTER

« Lever de lune sur la mer » de Caspar David Friedrich

exponaute 29 novembre 2018

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Pour le peintre romantique Caspar David Friedrich, un paysage est bien plus qu’un point de vue offert par la nature. C’est aussi un état d’âme, une plainte mélancolique et solitaire. Lever de lune sur la mer n’échappe pas à la règle…

Caspar David Friedrich (1774-1840), Lever de lune sur la mer, 1822, huile sur toile, 55 x 71 cm, Alte Nationalgalerie, Staatliche Museen zu Berlin.

Deux femmes et un homme assis sur un rocher contemplent en silence un lever de lune. Deux voiliers, comme en écho aux deux groupes de personnages, s’approchent ou s’éloignent du rivage – c’est en là que réside le mystère de cette toile. Comme à son habitude, Friedrich joue entre tons chauds et froids : les tons chauds occupent les rochers au premier plan et habillent en partie les personnages, alors que les tons froids recouvrent l’océan, les navires et le ciel. Il semblerait ainsi que l’Homme soit en parfaite communion avec cette nature ambivalente, ou qu’il représente même un entre-deux entre le paysage sublimé et le spectateur.

De dos, les figures nous invitent à contempler cette lune qui apparaît comme un soleil au coucher. Mais la nuit dégage une lumière froide, presque surnaturelle, qui justifierait ce penchant pour l’astre nocturne. L’amour, la mort, la peur, le drame… Caspar David Friedrich aime refléter de grands sentiments à travers sa peinture. Savons-nous seulement déceler celui de cette toile ? Le poète Alphonse de Lamartine pourrait bien détenir la réponse à cette question…

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Alphonse de Lamartine, Le lac, 1820

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE