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La Victoire de Samothrace, une déesse en plein élan

Aurélia Antoni 28 novembre 2018

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Sculpture emblématique du musée de Louvre, la Victoire de Samothrace est un chef-d’œuvre de l’histoire de l’art à plus d’un titre. Focus sur les raisons d’une telle élévation. 

La Victoire de Samothrace, Ile de Samothrace (île du Nord de l’Egée), Marbre gris de Lartos pour le bateau, marbre de Paros pour la statue, H. : 3,28 m.

En 1863, Charles Champoiseau, vice-consul de France à Andrinople, fait exhumer des morceaux de marbre d’une statue grecque datant du 2e siècle av. J.-C. au sanctuaire des Grands Dieux de Samothrace. La sculpture représente un corps de femme sans bras ni tête mais dotée d’ailes. Aucune hésitation, il s’agit bien de la déesse de la victoire Niké. Puis, une délégation autrichienne retrouve ensuite des blocs correspondants à un navire, sur lesquels aurait reposé le poids de la statue. En 1884, tous les morceaux sont assemblés pour enfin observer le génie de l’artiste qui a conçu les éléments comme un tout, afin de faire tenir le porte-à-faux des ailes ! 

Certains spécialistes dégagent alors des hypothèses sur la position réelle des bras de cette déesse. Mais en 1959, la découverte de la main droite vient défaire ces suppositions : les doigts sont écartés et donc, ne pouvaient rien tenir. Une attitude qui s’accorde à merveille avec l’élan de ce corps au drapé si mouvementé. La déesse vient de poser le pied à terre, avançant sa jambe gauche dont le linge semble sur le point de s’envoler par la force du vent. La sculpture est d’une grâce extrême, pour célébrer la victoire d’une bataille navale comme il y en avait tant entre les puissances méditerranéennes à cette période. Finalement, la poésie ne réside-t-elle pas aussi dans cette absence de parties du corps qui laisse place à la suggestion ?

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