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Quand Delacroix peignit les Femmes d’Alger…

Aurélia Antoni 1 novembre 2018

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En 1832, le peintre Eugène Delacroix embarque pour un voyage au Maroc puis en Algérie. Il y accompagne le comte de Mornay, envoyé spécial de Louis-Philippe auprès du sultan Moulay Abd el-Rahman. À Alger, il insiste pour visiter un harem musulman. Quelques livrets de croquis plus tard, la toile « Femmes d’Alger dans leur appartement » voit le jour et est exposé eu Salon de 1834…

Eugène DELACROIX (Charenton-Saint-Maurice, 1798 – Paris, 1863), Femmes d’Alger dans leur appartement, H. : 1,80 m. ; L. : 2,29 m., Salon de 1834

Sur cette magistrale toile de plus de deux mètres de long, trois femmes sont représentées dans l’espace confiné d’un harem algérois. Assises sur de luxueux tapis orientaux, vêtues de tuniques vaporeuses et de pantalons bouffants, leurs mollets nus et leurs précieux bijoux dégagent une douce sensualité. La femme de gauche s’appuie nonchalamment sur des coussins, le regard perdu dans le vide, tandis que les deux autres sont en pleine conversation. À droite, une femme à la peau noire semble en attente de servir sa maîtresse. Miroir encadré de dorures, placard renfermant une brillante vaisselle, broderies et ornements participent au faste de la scène exotique. Entre babouches délaissées sur le sol et poses lascives, l’oeil se délecte de cette vision imaginée et pourtant si réaliste. En se rapprochant de la toile, on constate avec émerveillement les coloris sublimes et les points d’or sur les bracelets pour intensifier cette somptueuse brillance. Delacroix souhaitait que ses peintures soient une « fête pour l’oeil ». Mission accomplie… Renoir dira même qu’« il n’y a pas de plus beau tableau au monde ». 

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