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Souvenirs d’Otto Dix à Bruxelles

Aurélia Antoni 23 octobre 2018

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Provenant du Centre Pompidou, l’oeuvre d’Otto Dix intitulée Souvenirs de la galerie des glaces à Bruxelles est temporairement exposée à Bruxelles à l’occasion de l’exposition « Berlin 1912-1932 » aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. L’occasion de revenir sur une toile où la guerre, la trivialité, l’art de la composition et le génie Dix se dévoilent sans détour…

Otto Dix, Souvenirs de la galerie des glaces à Bruxelles, 1920, huile et glacis sur fond d’argent sur toile, 124 x 80,4 cm, achat en souvenir de Siegfried Poppe, 1999. Centre Pompidou, Paris. Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle, inv. AM 1999-178 (C) ADAGP, Paris (C) photo Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Meguerditchian 

 » Plus universel qu’un Goya, plus aigu qu’un Lautrec, plus profond qu’un Rops, […] Dix est moderne pour tout ce qu’il affirme et tout ce qu’il renie. » affirmait le peintre belge Pierre Flouquet. Disruptif, caricatural, ironique, l’art de Dix révèle un esprit libre dont l’enrôlement n’aura fait que renforcer un besoin viscéral de s’exprimer. Démobilisé suite à de nombreuses blessures, le jeune homme prit le pinceau à la fin de la Première Guerre mondiale pour dénoncer les absurdités du conflit.

Avant les combats, le Cristal Palace était un simple café bruxellois. Dix y plonge sa scène, dans ce lieu transformé en maison close pour les gradés militaires. Surnommé la « galerie des glaces » en raison de ses miroirs habillant les murs, l’espace de débauche devient un lieu caricatural où certains se paient du bon temps pendant que d’autres décèdent dans les tranchées. C’est le cas du personnage central à la peau rougie par le champagne et à la libido si débordante qu’il en vient à presser le sein d’une femme en tenue légère. Le jeu des miroirs découpe la composition à la manière cubiste, reflétant aussi bien le sexe féminin que les ébats d’officiers avec des prostituées !

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