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La rue Mouffetard vue par Victor Gilbert

Aurélia Antoni 15 octobre 2018

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Pour le peintre réaliste Victor Gilbert, le marché de la rue Mouffetard est le sujet pittoresque par excellence. Ayant évitée de justesse les démolitions organisées par le baron Haussmann pour la reconstruction de Paris, la rue garde son charme hérité de la pente raide de la montagne Sainte-Geneviève. Gilbert y peint le marché quotidien et en fait une scène de genre apparemment banale. Mais l’est-elle réellement ? Observons de plus près…

Victor Gabriel Gilbert (1847 – 1935), Marché sur la rue Mouffetard, Paris, peinture à l’huile

Quel contraste avec les grands boulevards et les vastes ponts haussmanniens ! Devant nous s’offre une authentique scène parisienne, à l’image des Halles ou des marchés aux fleurs que Gilbert aimait peindre. L’oeil circule entre les enseignes de gauche et de droite, de la charcuterie aux épiceries en passant par les articles de ménage ! Mais sous cette journée pluvieuse, les couleurs proviennent des produits à vendre, entre la charrette remplie de poireaux et les poteries provençales exposées en plein air. 

À ce vieil homme épuisé par une vie de travail, une jeune femme achète des légumes frais. Il en paraîtrait désabusé ce vendeur, de trouver cliente en ce jour inanimé et semblerait s’attarder sur quelqu’un d’autre… Ne serait-ce point ce jeune garçon aux cheveux roux vêtu d’un tablier blanc ? Parmi ceux qui montent et qui descendent la rue comme le gendarme fatigué, il se tient au centre de la composition, le regard rivé vers le peintre. Sa position est d’une authenticité frappante. Les jambes écartées comme pour poser quelques minutes, le panier porté sur son épaule et le bras en écharpe dans son tablier. Gilbert a su capter une photographie historique de cette mythique rue parisienne, jusqu’à en saisir les âmes errantes un jour de pluie. 

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