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Le Douanier Rousseau, un rêve en pleine jungle

Aurélia Antoni 11 octobre 2018

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Une femme allongée sur un divan. Des fauves, médusés par la scène. La flore épanouie comme en harmonie avec le corps nu. Cette vision ensorcelante n’est autre que l’un des derniers grands chefs-d’oeuvre du Douanier Rousseau, Le rêve. Et elle corrobore à merveille un art du songe et de l’exotisme…

Henri Rousseau, Le rêve, 1910, Museum of Modern Art, peinture à l’huile

En 1910, lorsque le peintre réalise Le rêve, il accompagne sa composition d’un petit texte : « Yadwigha dans un beau rêve/s’étant endormie doucement/entendait les sons d’une musette/dont jouait un charmeur bien pensant./Pendant que la lune reflète/Sur les fleurs, les arbres verdoyants,/Les fauves serpents prêtent l‘oreille/Aux airs gais de l’instrument. » Le ton est donné, on ne peut que déguster les détails de la peinture. Le corps de la femme, courbe et rosé, contraste fortement avec le fond majoritairement vert. Un vert si enchanteur qu’il transporte automatiquement le regardeur dans une jungle merveilleuse. Et pour cause, plus de cinquante nuances différentes s’y retrouvent. Puis, on aurait tendance à oublier le joueur de musette au centre de la scène, tant sa chair sombre se noie parfaitement avec le décor. Mais son pagne réveille la pupille. Tel un charmeur de serpent, il semble envoûter la faune et la flore. 

Le rêve est présenté au Salon des Indépendants en 1910, révélant un art naïf que seul un autodidacte au coeur sincère et à l’âme voyageuse peut peindre. Voyager, Rousseau ne l’a fait que par fantasme, troquant un Mexique chimérique à un Jardin des Plantes plus accessible. Apollinaire saisit l’âme de cette peinture dépaysante qu’il décrit dans L’Intransigeant  : « De ce tableau se dégage de la beauté, c’est incontestable. […] Je crois que cette année personne n’osera rire. […] Demandez aux peintres. Tous sont unanimes : ils admirent tout, vous dis-je, même ce canapé Louis-Philippe perdu dans la forêt vierge, et ils ont raison. »

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