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Munch et « Le Cri »

Aurélia Antoni 10 octobre 2018

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107 millions de dollars : la somme atteinte pour la vente d’un pastel du Cri en 2012. Les cinq versions réalisées en 1893 par l’artiste norvégien Edvard Munch sont mondialement célèbres, mais sont-elles vraiment comprises ? Si l’émotion qui s’en dégage est relativement intuitive, elle peut se révéler plus complexe qu’elle n’y paraît…

Edvard Munch, Le Cri, 1893, Une des cinq versions, Tempera sur carton, Nasjonalgalleriet, Oslo

Au premier plan, un personnage squelettique semblant flotter sur une passerelle les mains sur son visage, les yeux écarquillés et la bouche ouverte. Au loin, des silhouettes exagèrent l’impression de solitude de cet être en panique, et enferment les limites de la toile pour ne lui laisser aucune échappatoire. Les couleurs sanguinolentes et les lignes sinueuses ne font que plonger la scène dans une détresse impitoyable, un enfer éternel. Certains critiques pensent à un ciel d’éruption volcanique comme la Norvège en a connu. Certains encore associent le crâne du personnage principal à une momie que Munch aurait observé lors d’une exposition à Paris. Un chose est sûre, le peintre a fait face à nombre de deuils au sein de sa famille, ce qui aurait pu le mener à une telle désolation. Mais qu’avait-il vraiment en tête lors de l’exécution du Cri ?

“Au-dessus du fjord bleu noir pendaient des nuages rouges comme du sang et comme des langues de feu. Mes amis s’éloignaient et, seul, tremblant d’angoisse, je pris conscience du grand cri infini de la nature.” Cette citation est tout ce qu’il nous reste de son état d’esprit avant de peindre l’oeuvre d’art et bien assez. Le paysage y est dépeint comme sur son tableau, les émotions également. Mais ce Cri de tourmente et de désarroi ne provient point de l’être esseulé ou de l’artiste lui-même, mais de la nature. Ainsi se bouche-t-il les oreilles de ses mains pour ne point se laisser submerger par cet hurlement démesuré !

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