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Des estampes japonaises par vagues à la Fondation Custodia

Aurélia Antoni 9 octobre 2018

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Vous pensez avoir tout vu en matière d’estampes japonaises ? La Fondation Custodia vous confronte à un tsunami d’œuvres révolutionnaires et d’esthétiques multiformes. Plus de 200 estampes d’une cinquantaine d’artistes délivrent d’extraordinaires visions de la première moitié du XX° siècle. Epoustouflant !

Kawabata Ryūshi (1885-1966), Automne à Kiso, 1916, Gravure sur bois en couleurs, 34,3 × 25,7 cm, Collection Elise Wessels – Nihon no hanga, Amsterdam

Choc culturel

Dès les premiers pas, le plongeon dans le Pacifique rafraîchit les idées. On retrouve des formats verticaux, des compositions épurées, des paysages aux cadrages insolites. Et puis de ça de là, des visions singulières, de la femme japonaise moderne au portrait authentique en passant par une scène de danse colorée. Pour la plupart, ces estampes sont des gravures sur bois qui surprennent par la finesse de trait. 

Au fil du parcours, les questions nous submergent. Pourquoi n’avions-nous jamais vu de telles œuvres auparavant ? Comment l’estampe japonaise s’est-elle renouvelée après son succès en Europe ? Les réponses sont surprenantes. 

Onchi Kōshirō (1890-1955), Le plongeon, 1932, Gravure sur bois en couleurs, 79,3 × 31,3 cm, Collection Elise Wessels – Nihon no hanga, Amsterdam

En réalité, l’exposition révèle des œuvres rassemblées par la voyageuse hollandaise Elise Wessels durant plus de vingt-cinq ans. Destinées à rejoindre les collections du Rijkmuseum d’Amsterdam, elles font escales à Paris pour le plus grand plaisir des visiteurs. « Cette exposition sera sans doute un choc pour le public français, plutôt habitué à l’art japonais traditionnel. » annonce Ger Luijten, le directeur de la Fondation Custodia. 

Si nous ne connaissons à peine cette modernité venue de l’autre bout du monde, c’est en partie à cause de notre enclin pour les estampes traditionnelles. Diffusées aux Etats-Unis dès le début du XXè, elles étaient si fortement demandées que les nouveaux procédés de reproduction tels que la lithographie et les presses rotatives ont été privilégiés. Et puis bien sûr, les samouraïs et le quartier des plaisirs du vieil Edo passaient de mode au pays du soleil levant. On voulait traiter de la modernité.

Kasamatsu Shirō (1898-1991), La grande lanterne du Kannondō, Asakusa, 1934, Gravure sur bois en couleurs, 39 × 26,2 cm, Collection Elise Wessels – Nihon no hanga, Amsterdam

Délices au pays des merveilles 

De vagues en vagues, l’estampe se réinvente. Elle reprend les thématiques tant aimées, paysages, femmes et nature, en insufflant de nouveaux styles. Ou se revendique purement créative, délaissant les étapes de sa réalisation à l’artiste. La Fondation Custodia dévoile dès les premiers pas les différentes étapes d’impression de l’estampe à travers un Mont Fuji flamboyant. Ainsi, on admire davantage les détails courageusement dessinés par les artistes. Une femme sous la neige, une ville sous la pluie. Ravissement garanti. 

Itō Shinsui (1898-1972), Miroir à main, 1954, Gravure sur bois en couleurs, 50 × 35,5 cm, Collection Elise Wessels – Nihon no hanga, Amsterdam

Les scènes pittoresques se narrent une à une. Chez les femmes de Shinsui, la peau blanche et les cheveux noirs invitent à l’emploi de motifs et de couleurs vives. Puis, les visages du kabuki exagèrent les expressions avec style. Enfin, lorsque les japonais voyagent, les visions enchantées se parent d’influences connues, impressionnistes, fauves ou symbolistes. En Bretagne, on retient le nom de Yamamoto Kanae qui releva de nombreux paysages de ses années passées dans la région. En Inde, on retient la « Brume du matin au Taj Mahal » d’Hiroshi. Au Japon ou ailleurs, les matchs de boxe, les opéras, les stations thermales se rapportent avec l’œil japonais. Le visiteur parcourt un monde moderne dévoilé en estampe. Et s’étonne devant une estampe renouvelée par le monde moderne. 

Azechi Umetarō (1902-1999), Pluie, issu du calendrier Nissan, 1957, Gravure sur bois en couleurs, 28,2 × 26,7 cm, Collection Elise Wessels – Nihon no hanga, Amsterdam

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