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« La classe de danse » par Degas

Aurélia Antoni 25 septembre 2018

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À l’heure de la première exposition impressionniste organisée dans les studios Nadar, Edgar Degas s’attela à deux chefs d’oeuvre ambitieux intitulés « La classe de danse. »  Aujourd’hui, l’une s’admire au musée d’Orsay à Paris tandis que l’autre réside au MET (Metropolitan Museum of Art) de New York. Mais les attitudes naturelles, l’élégant traitement des matières et des perspectives rapprochent inéluctablement ces peintures éloignées par des kilomètres.

Edgar Degas (1834 – 1917), La classe de danse, 1874, huile sur toile, 83,5 × 77,2 cm (32 7/8 × 30 3/8 po), Metropolitan Museum of Art, New York. 

Dans la salle de répétition de l’ancien Opéra de Paris, les danseuses se préparent à leur examen final. En face du miroir, l’une après l’autre, elles s’élancent gracieusement devant l’oeil inflexible du célèbre maître de ballet Jules Perrot. Au devant, certaines se détendent après l’épreuve. D’autres arrangent leur coiffure, ajustent une boucle d’oreille ou se rongent les ongles. Quelle anxiété ! Il faut dire que la perfection est de rigueur pour ses étoiles montantes de la scène. Les mères sont même venues accompagner leurs filles debout sur l’estrade. 

« Mes femmes sont des gens simples… Je les montre sans coquetterie » expliquait l’artiste. Plus d’une vingtaine de femmes sont représentées avec le plus grand naturel, de la jeune fille angoissée à la danseuse ajustant son tutu. Mais la spontanéité est le fruit d’un long travail d’acharnement. Fou de dessin, Degas réalisa une dizaine de croquis avant de s’atteler aux peintures et de les achever deux ans après leur commencement. La délicate représentation du tulle, les authentiques attitudes féminines et la perspective conférée par le parquet comme par le miroir font de ces toiles de réelles photographies picturales.

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