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Alphonse Mucha au musée du Luxembourg

Anne Malary 12 septembre 2018

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Depuis ce 12 septembre se tient l’une des expositions les plus attendues de la rentrée 2018 au musée du Luxembourg, Alphonse Mucha (1860-1939). Outre les grandes affiches Art Nouveau de l’artiste tchèque, on peut y voir une œuvre à l’inspiration plus sombre, plus personnelle aussi.

Alphonse Mucha, Gismonda, 1894, lithographie en couleur, Fondation Mucha, Prague © Mucha Trust 2018

Né en Moravie en 1860, Alphonse Mucha arrive à Paris en 1887. Il gagne sa vie de bohème en réalisant des illustrations pour des livres et des revues. Au milieu des années 1890, il rencontre la tragédienne Sarah Bernhardt, et réalise pour elle l’affiche Gismonda. La femme, icône à la verticale, est animée de volutes florales devant un décor céramique qui l’auréole. Mucha tient sa gloire.

À Paris, les affiches s’exposent alors en couleurs, la publicité réclame et instaure cette culture visuelle qui orne la Belle Époque. Et l’Art Nouveau, le « style Mucha » rayonne bientôt dans toute l’Europe. On raffole de ces lignes en coups de fouet,  des figures héroïques et des allégories de profil qui sourient, font la moue, encerclées d’arabesques dynamiques. L’exposition montre ces affiches, ainsi que les dessins et les cartons que Mucha réalise pour leur exécution.

Mais au musée du Luxembourg, on peut aussi découvrir un dessin de charnier, de corps dégringolant, contre des peintures qui traduisent l’intime espérance de l’artiste.

Alphonse Mucha, La Lumière de l’espérance, 1933, huile sur toile, Fondation Mucha, Prague © Mucha Trust 2018

En 1911, l’artiste commence la réalisation de sa grande ambition : L’Épopée slave. Il choisit vingt grands épisodes de l’histoire de son peuple pour exalter et inspirer ce dernier avec une œuvre monumentale. Vingt ans plus tard, il peint des figures plus ramassées, sur un fond sombre et volontiers brumeux, les yeux sont tantôt clos, tantôt exorbités.

Pour illustrer sa pensée et ses préoccupations humanitaires alors que la guerre est imminente et que les frontières sont mouvantes, Alphonse Mucha représente en effet des personnages recueillis dans des cadres où l’unique lumière est celle de la foi en l’humanité et en des vertus cardinales, la Beauté, la Vérité, l’Amour.

Alors que Mucha image cet espoir vital, Hitler devient chancelier de l’Allemagne. En 1938, la Tchécoslovaquie perd d’importantes régions frontalières au profit de l’Allemagne, de la Pologne et de la Hongrie. En mars 1939, les troupes allemandes font leur entrée dans Prague. La Tchécoslovaquie perd son indépendance. Mucha est arrêté par la Gestapo, et meurt à Prague le 14 juillet 1939.

Après s’être ébloui des affiches et publicités, au musée du Luxembourg le visiteur peut surtout découvrir les dernières œuvres d’Alphonse Mucha, émouvante révélation d’un art qui suit les grandes inclinations de son créateur.

ALPHONSE MUCHA

12/09/2018 > 27/01/2019

Musée du Luxembourg

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