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Melle, la biennale belle !

Anne Malary 4 septembre 2018

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Au cœur des Deux-Sèvres, en Nouvelle Aquitaine, la ville de Melle propose jusqu’au 23 septembre de visiter sa biennale d’art contemporain. Une vingtaine d’artistes internationaux ont installé leurs œuvres dans les rues et dans les sites patrimoniaux.

Clemens Botho Goldbach, EURUIN 50 EUR NEW, 2018, Vue de l’installation à Melle face à l’Eglise Saint-Hilaire, Courtesy de l’artiste, Photo : Origins Studio

Le Grand Monnayage

À Melle, on peut visiter les anciennes mines d’argent sur lesquelles la ville bâtit sa dynamique depuis l’époque de Charlemagne. Elles donnent son thème à la huitième édition de la biennale d’art contemporain de la ville : Le Grand Monnayage. Bien sûr, ce sujet appelle les réflexions sur la création de valeur, sur l’argent, les échanges, mais aussi sur le minéral, la pierre, le métal et le feu.

Trois églises romanes, un lavoir, un ancien tribunal… il faut se promener pour dénicher les œuvres logées par les pierres du passé. S’y mesurent les créations inédites de Pieter Vermeersch ou de Clemens Botho Goldbach, de Christodoulos Panayiotou ou Ali Cherri. S’y côtoient des artistes reconnus comme Yoko Ono ou Ghada Amer, et des jeunes artistes tels Jean-François Krebs et Elsa Fauconnet.

Yoko Ono, Parts of a Lighthouse, 1966. © Yoko Ono. Photo : Origins Studio

Lumières souterraines

Dans les galeries des mines ricochent des éclats lumineux. Parts of a Lighthouse a quitté la collection privée de Yoko Ono pour scintiller sur le quartz de roche. L’artiste a accepté de prêter son œuvre pour la biennale quand les directeurs Frédéric Legros et Chloé Hipeau-Disko lui ont raconté l’histoire des mines d’argent de Melle.

Autre lieu, autre étonnement, le Lavoir de Villiers accueille Amniov de Jean-François Krev. Il accueille aussi les corps de ceux qui osent se frotter au souvenir de l’eau savonneuse… Le visiteur est en effet invité à pénétrer dans le bassin, à s’immerger sous une poudre qui tombe en flocon et se change en gel lorsqu’elle touche l’eau. L’instant se compte en secondes, et se répète à 16 heures chaque jour. La vasque du lavoir octogonal est en outre couverte d’un épiderme en silicone. Sensitif !

La biennale s’étend aussi aux rues de la ville. L’artiste brésilienne Renata Lucas accorde l’éclairage public de Melle à celui du Brésil. Cette œuvre est surtout une pensée qui s’infiltre par l’ajustement de l’espace et du temps, l’alignement de continents historiquement colonisateur et colonisé. Ce passé simultanément activé résonne avec la crise politique brésilienne. Comme si le coup d’État gondolait la tranquillité de Melle.

Jean-François Krebs, Amniov, 2018. Photo : Origins Studio

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