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« Sur le motif » de L’Isle-Adam

Anne Malary 28 août 2018

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Sur les bords du Vexin, quatre femmes exposent leurs œuvres paysagères. Corinne Pauvert, Delphine D. Garcia, Chiara Gaggiotti et Virginie Isbell déclinent les couleurs et les cadrages de la campagne et de la ville. À voir au musée d’art et d’histoire Louis Senlecq de L’Isle-Adam jusqu’au 16 septembre.

Au milieu du XIXe siècle, lorsqu’ils se rendent à Fontainebleau, à Barbizon, les peintres font désormais des portraits d’arbres et de paysages plutôt que de gens claquemurés à la capitale.

Parmi eux, Jules Dupré (1811-1889), qui installe bientôt son atelier à L’Isle-Adam avec le peintre Théodore Rousseau. Jules Dupré peint alors sur le motif les paysages de la vallée de l’Oise. Le musée Louis-Senlecq conserve ces visions.

Sur les mêmes bords bucoliques se rendront Camille Corot, Charles-François Daubigny ou encore, plus tard, Maurice de Vlaminck. Ces « plein-airistes » emmènent bientôt avec leurs chevalets leurs tubes de couleurs, parmi eux sont des impressionnistes qui réduisent le dessin préalable à son nécessaire, voire à son absence.

L’exposition « Sur le motif » prolonge cette ligne. Quatre artistes contemporaines livrent plus de 200 œuvres peintes, dessinées et gravées sur leur vision réelle, interprétée. Une vingtaine de ces pièces a été réalisée à L’Isle-Adam et dans ses environs.

Chiara Gaggiotti, Il Parco delgli Acquedotti, 2017 © Chiara Gaggiotti

Ces artistes ont en commun de « réaliser des sensations ». C’est par le dessin – au fusain, à la mine de plomb – que Chiara Gaggiotti crée ses perspectives et paysages urbains architecturés. Des vues romaines à celle de son appartement parisien, elle compose sur la composition réelle.

C’est à l’huile sur carton que Delphine D. Garcia transpose la sensualité des matériaux : la brique, la tôle, des carrés de bâtis, des carrés minéraux. Tandis que Virginie Isbell lève la tête pour peindre le ciel à toute heure, toute atmosphère et sous toute latitude. Pinceau migrateur entre la France, l’Uruguay et les États-Unis, la peintre retient de ces régions les lumières et surtout ce qu’elles dessinent en réserve, les ombres.

Corinne Pauvert capte dans le sud-est de la France et en Île-de-France les nuances subtiles de la lumière qui modèle le paysage, découpé lisse par la ville.

Sur le motif n’est pas forcément souffler le grand air, ni même éclater les couleurs : pour preuve, la cour d’un immeuble à Barbès. Il s’agit d’absorber le motif sans jamais l’épuiser tout à fait. Le paysage domestique et parisien n’est-il jamais ni tout à fait le même ni tout à fait un autre ?

Ce n’est pas non plus construire de grandes machines. La majorité des œuvres tient d’ailleurs sur le petit format d’une « boîte à pouce », une boîte en bois privilégiée par les artistes qui peignent sur le motif. Le pouce peut s’insérer dans une ouverture et la boîte contient une palette, un rangement pour le matériel, ce qui permet de peindre sans besoin de chevalet. Sur un simple carton ou un panneau de bois que l’on passe dans le couvercle déplié.

Petites, les vues en sont plus intimes. La filiation n’est pas seulement impressionniste, elle a aussi des accents nabis…

SUR LE MOTIF

22/04/2018 > 16/09/2018

Musée d’Art et d’Histoire Louis Senlecq

ISLE-ADAM (L')

Ce sont les impressionnistes qui ont véritablement popularisé l’expression « peindre sur le motif », qui signifie peindre en extérieu...

Exposition terminée
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