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Trésors du musée de Cluny

Aurélia Antoni 20 août 2018

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Avec les thermes antiques, l’hôtel médiéval et les adjonctions du XIXe siècle, le musée national du Moyen Âge évoque 2 000 ans d’histoire. Dans l’optique de valoriser cette incroyable richesse culturelle, le projet « Cluny 4 » repense sa visite pour 2020. Mais déjà en juillet dernier, le musée fêtait l’inauguration de sa nouvelle entrée. État des lieux à mi-parcours. 

Nouveau bâtiment d’accueil du musée de Cluny, musée national du Moyen Âge – Bernard Desmoulin, architecte © M. Denancé

Thermes antiques et hôtel médiéval 

Nous l’avions annoncé sur Exponaute, le programme « Cluny 4 » est désormais en plein chantier ! Celui-ci comprenait quatre tâches distinctes : restauration des monuments, construction d’un nouvel accueil, refonte muséographique et rénovation des espaces extérieurs. Dès lors, le processus est à mi-chemin puisque restauration des monuments et construction du nouvel accueil sont enfin achevées. Si l’hôtel médiéval demeure fermé au public, vous pouvez dès à présent profiter des visites guidées sur les thermes gallo-romains restaurés ainsi qu’admirer les deux expositions temporaires, « Magiques licornes » et « Trésors ». 

Rose d’or et coffret d’ivoire

L’exposition « Trésors » occupe la salle spécialement aménagée pour les expositions temporaires. 70 œuvres ont été sélectionnées par l’équipe scientifique du musée de Cluny pour révéler la préciosité de l’art médiéval. Parmi les inestimables objets, on s’arrête devant un coffret en ivoire d’éléphant gravé de scènes mythologiques. Ou devant une rose d’or commandée par un pape d’Avignon en l’honneur du comte de Neufchâtel. Tapisserie des Pays-Bas côtoie pièces d’orfèvrerie, ivoires et retable doré du XIIè siècle. Dans un recoin illuminé par une lueur extérieure, trône la dernière acquisition du musée. C’est la Vierge à l’enfant peinte par le maître de Moulins Jean Hey vers 1495. Accompagnée de quatre anges, Marie donne le sein dans une sublime grâce révélée par la douceur des regards et l’enchevêtrement de doigts adultes et de mains enfantines.

Minucchio da Siena, Rose d’or, Avignon, 1330. © Musée de Cluny

Lapins et licorne 

Depuis l’étage des expositions temporaires, le visiteur redescend au rez-de-chaussée où se trouvent la librairie-boutique et l’accueil. Pour patienter, l’œuvre « Pause-lapin » de Florence de Ponthaud-Neyrat et Pablo Reynoso permet d’asseoir huit personnes. Prenez le temps d’admirer l’assise car son originalité pique la curiosité. C’est un véritable clin d’œil à La Dame à la licorne, cette série de huit célèbres tapisseries conservées par le musée. Au centre, une dent de narval sculptée en bronze mentionne la corne de l’animal fantastique et dessous, quelques lapins semblent sautiller sous nos pieds. 

Reflets et guipures 

L’accueil pensé par l’architecte Bernard Desmoulin s’élève sur trois étages. À l’étage supérieur, les espaces destinés aux expositions temporaires puis au rez-de-chaussée, l’accueil des visiteurs. Entre les deux, une fenêtre laisse entrevoir les vestiges des thermes également visibles depuis une passerelle. Pour finir, le sous-sol mène au frigidarium, cette salle réservée au bains les plus froids sous l’Antiquité. Là aussi, des trésors peuplent le musée. Un chapiteau trouvé sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame. Une sculpture du prêtre de Sarapis réalisée en marbre de Thassos. 

Nouveau bâtiment d’accueil du musée de Cluny, musée national du Moyen Âge – Bernard Desmoulin, architecte © M. Denancé

À l’extérieur, l’architecture moderne du nouvel accueil porte des tons mordorés quelque peu rougeâtres. Les mêmes teintes qui recouvrent encore les pierres subsistantes de l’Antiquité. Pour obtenir cet effet, les façades ont été recouvertes de modules en fonte d’aluminum de différentes dimensions et de reliefs inégaux reflétant les rayons du soleil. Parfois, des plaques métalliques découpées en guipures reprennent les motifs des pierres sculptées dentelées sur l’escalier intérieur de la chapelle gothique. La lumière pénètre de manière tamisée, comme dans les intérieurs du Moyen Âge. Dans le véritable intérieur de l’accueil cependant, la luminosité naturelle baigne l’espace sans retenue. Ainsi, Moyen Âge et Antiquité côtoient les surfaces pour s’inviter au dedans avec le plus grand confort de visite. 

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