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Les musiques de Raoul Dufy

Anne Malary 6 août 2018

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Installé à Perpignan pendant dix ans, Raoul Dufy trouve un foyer musical qui enchante son crayon. Son archer et son pinceau aussi. L’artiste décline notes et couleurs en intérieur et en plein air. Le musée Hyacinthe Rigaud dévoile ces partitions picturales !

Raoul Dufy, La Console jaune, 1949, collection E. Henrard

Raoul Dufy grandit dans une famille de musiciens. Réfugié à Perpignan à partir de 1940 – pendant la Seconde Guerre Mondiale – il trouve un foyer de musiciens actifs autour du violoncelliste Pablo Casals. Dufy dépeint ces artistes qu’il invite chez lui. Ainsi Yvonne Lefébure pianote-t-elle tandis que le violoncelliste Nicolas Karjinsky allonge ses notes dans l’atelier de la rue Jeanne d’Arc[1].

Raoul Dufy aime encore à rendre la vue des orchestres au Théâtre municipal de Perpignan ou en plein air. Depuis les fenêtres de son atelier de la rue de l’Ange, il dessine sur le vif les carnavals, les cobles et les sardanes qui fleurissent dès que le soleil réchauffe la place. Alors, séduit par la prima, le fiscorn, la tenora, des instruments nouveaux à son oreille, Dufy note leurs noms. Et comme il associe des couleurs aux gens du carnaval, il rend la polyphonie de la vue par la ligne.

Raoul Dufy, Carnaval, place Arago à Perpignan, détail, vers 1946, Paris, Centre Pompidou, musée national d’Art moderne, en dépôt à Perpignan, musée d’Art Hyacinthe-Rigaud

Sur ces dessins en effet, les inclinaisons des gestes, des trompettes et des archers, prolongent le geste des musiciens en assemblée. En face, la foule danse en se tenant par la main. Elle forme des guirlandes de gens interprétant les mouvements des partitions.

La ligne, encore, a cette spontanéité chez Dufy qui se révèle dynamique quand elle relève de la passion de la musique. Et quand, sur de grandes feuilles, l’artiste rehausse les silhouettes esquissées de vives touches d’aquarelle, on retrouve l’audace de la couleur autonome. Sur le carnaval place Arago, Raoul Dufy superpose les gammes et joue à quatre mains…

Ces gommettes, ces paillettes donnent des fêtes anonymes qui clament encore sur les feuilles. Mais Raoul Dufy parfois pose le rythme citadin et compose pour ses chers intérieurs. Il prend ainsi pour motif le petit violon de Bernard Nicolau, le fils du médecin qui l’héberge pendant ses premiers mois à Perpignan. Souvent, il le place sur la console dorée de l’atelier de l’Ange. Et ce temps où rien n’est encore actionné, où le violon est encore couché devant la partition, l’artiste le fait durer…

Raoul Dufy, Carnaval, place Arago à Perpignan, détail, vers 1946, Paris, Centre Pompidou, musée national d’Art moderne, en dépôt à Perpignan, musée d’Art Hyacinthe-Rigaud

[1] Claire Muchir, « Musiques », Dufy, les ateliers de Perpignan, Paris, Somogy, 2018, p. 96

RAOUL DUFY, LES ATELIERS DE PERPIGNAN 1940-1950

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PERPIGNAN

Réfugié à Céret au début de la Seconde guerre mondiale, Raoul Dufy (Le Havre, 1877 - Forcalquier, 1953), entre en 1941 en relation avec...

Exposition terminée
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