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Icônes de la Nouvelle Vague

Aurélia Antoni 3 août 2018

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« Une histoire doit avoir un début, un milieu et une fin, mais pas nécessairement dans cet ordre » disait Jean-Luc Godard. Ils ont révolutionné le cinéma français, bousculé les règles, méprisé les conventions pour ériger leur profession au rang d’art. La Nouvelle Vague déferle à la Galerie Joseph rue des Minimes, célébrant une nouvelle preuve du talent et de l’audace qui régnaient sur les tournages. Grâce aux photographes de cinéma, les icônes s’exposent en plein jeu ou hors caméra !

Jeanne Moreau, Henri Serre et Oscar Werner 1961 « Jules et Jim » de François Truffaut © Raymond Cauchetier

Mai 68, les Trente Glorieuses, la guerre d’Algérie, la libération de la femme… L’heure est aux revendications, à l’expression, à la liberté. Dans l’Express de 1957, Françoise Giroud parle d’une Nouvelle Vague, une nouvelle génération qui se distingue de toute autre. Plus tard, l’expression est reprise pour qualifier un groupe de cinéastes qui n’ont rien en commun à part une volonté de renverser la grammaire conventionnelle du cinéma français. Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol, Agnès Varda… L’esprit libéré de toutes normes, ils embarquent avec eux une caméra mobile et légère en extérieur. Les histoires sont simples et parfois autobiographiques, les dialogues sont très souvent improvisés, l’équipe et le budget sont réduits. Les acteurs, inconnus du grand public, jouent des personnages jeunes et ordinaires qui vivent selon leurs propres règles. Ils deviendront des icônes. 

Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg 1959 « A bout de souffle » de Jean- Luc Godard © Raymond Cauchetier

Lors des tournages, on fait appel à des photographes de cinéma. Un métier peu connu du grand public et aujourd’hui mis à l’honneur par la Galerie Joseph. Le photographe est chargé de documenter la réalisation et de produire des images d’une qualité irréprochable pour la promotion des films. Mais les contraintes sont nombreuses. En aucun cas, le photographe ne doit rentrer dans le champ de la caméra ni gêner le bon déroulement des scènes avec leur déclencheur sonore ou leur matériel encombrant. Ainsi, les photographies sont prises dans des instants hors tournage, des secondes suspendues dans le temps qui témoignent d’une spontanéité ou d’un jeu perpétuel de la part des acteurs. Sous la Nouvelle Vague, le métier devient le témoin direct d’une révolution cinématographique majeure. 

Jean-Paul Belmondo et Anna Karina 1965« Pierrot le Fou » de Jean-Luc Godard © Georges Pierre

Parmi les grands noms des photographes de cinéma, notons celui de Georges Pierre. C’est lui qui captura le baiser de Jean-Paul Belmondo et d’Anna Karina dans le film de Jean-Luc Godard « Pierrot le Fou ». Vous la reconnaissez sans doute, l’image en question figura sur l’affiche officielle du 7 ème Festival de Cannes 2018. En trente ans de carrière, Georges Pierre immortalisa une centaine de films. Comédien de formation, cet ancien ingénieur de l’École Centrale ne cessait de photographier dans ses déplacements. Il commença par vendre ses clichés à la presse écrite et devint même rédacteur du magazine Photo avant d’être appelé par des réalisateurs. De 1961 à 1992, il travailla auprès de Louis Malle, Claude Sautet, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Alain Resnais… Pour éviter de se restreindre, il mit au point un dispositif d’insonorisation pour appareil photo, le « blimp ». Ainsi, le réalisateur ne fut plus gêné par les bruits intempestifs des déclencheurs. Photographe préféré de Romy Schneider, il obtint le Rollei d’or au Festival de Cannes en 1986.

Jacques Rozier 1960- « Adieu Philippines » de Jacques Rozier © Raymond Cauchetier

À Saigon en 1951, Raymond Cauchetier est missionné par le Ministre de l’Air pour créer le service de presse de l’Armée de l’Air française en Indochine. Faute de n’avoir pu trouver un photographe, sa hiérarchie le contraint à s’initier à la prise de vue. Depuis, Cauchetier ne quitta plus jamais l’objectif. Sur les tournages des films de Godard, Truffaut, ou Chabrol, il photographie dans un style de reportage et illustre alors le travail des équipes, les conditions de filmage, les réalisateurs et les acteurs. Ci-dessus, une 2CV lestée sous la direction de Jacques Rozier réalise un « travelling », c’est-à-dire un déplacement de la caméra en suivant un objet ou un acteur. Il semblerait que l’équipe entière y ait trouvé sa place !

Acteurs en tandem, portraits de réalisateurs ou planches de contact, on se régale devant ses témoignages en noir et blanc d’un esprit libre et engagé. Un vent de folie souffle à la Galerie Joseph, empreint d’un parfum de glamour et d’effluves désinvoltes ! 

ICÔNES

05/07/2018 > 16/09/2018

Galerie Joseph

PARIS

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Exposition terminée
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