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Chefs-d’œuvre du Mauritshuis

Anne Malary 9 mai 2018

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Le Mauritshuis, palais édifié dans les années 1640 à La Haye pour le comte Jean-Maurice de Nassau-Siegen, est musée royal depuis 1822. Il loge quelques-uns des plus grands chefs-d’œuvre de la peinture hollandaise, signés Vermeer, Rembrandt, Jan Steen, Ruysdael… Nous vous en présentons trois, majeurs et si inoubliables qu’ils marquent les visiteurs, les chercheurs et de célèbres auteurs…

Johannes Vermeer, Vue de Delft, vers 1660 – 1661, La Haye, Mauritshuis

Vue de Delft, Johannes Vermeer, vers 1660 – 1661

La manière pure de Vermeer de Delft est contenue dans ce paysage, le plus célèbre peut-être de l’Âge d’or hollandais.

Tout est calme, une brise souffle à peine, et les nuages posent leurs ombres lourdes sur la peinture limpide et symétrique. Les bandes horizontales accordent tranquillement une composition aux couleurs résumées. Parmi elles, le jaune, ce petit pan de mur jaune devant lequel meurt l’écrivain Bergotte, sous la plume de Marcel Proust…

Bergotte se rend dans une exposition hollandaise pour admirer le tableau prêté par le musée de La Haye :

Enfin il fut devant le Ver Meer, qu’il se rappelait plus éclatant, plus différent de tout ce qu’il connaissait, mais où (…) il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu’il veut saisir, au précieux petit pan de mur. « C’est ainsi que j’aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune[1]. »

Matière précieuse et pur artifice greffé à la perfection sur la toile par Vermeer, fils d’un tisserand en étoffes de soie.

Rembrandt van Rijn, Saül et David, vers 1651 – 1654 et vers 1655 – 1658, La Haye, Mauritshuis

Saül et David, Rembrandt van Rijn, 1651 – 1654 et vers 1655 – 1658

Saül et David était considérée comme l’une des œuvres les plus célèbres de Rembrandt, depuis son acquisition par le Mauritshuis en 1898 jusqu’en 1969, quand son attribution est rejetée. Mais en 2015, après huit années d’analyse et de restauration, elle fait l’objet d’une exposition : Le Cas Saül et David signe sa pleine attribution à Rembrandt !

Les recherches ont notamment confirmé que la peinture a été exécutée en deux phases. La première est datée du début des années 1650, le large format, le modelé sensible et la palette correspondant à la manière de Rembrandt à cette époque. Les techniques d’analyse les plus avancées ont permis d’établir que le maître a peint la seconde partie de l’œuvre au milieu des années 1650.

Rembrandt? The Case of ‘Saul and David’ from FFC – Show On Show on Vimeo.

Portrait de Jacob Olycan, Frans Hals, 1625

Lors de son mariage, Jacob Olycan, riche brasseur d’Haarlem, se fait représenter avec son épouse Aletta Hanemans. Le couple choisit alors le meilleur portraitiste de la ville, Frans Hals. Ce dernier réalise deux tableaux, le mari se tient à gauche.

Jacob Olycan, 29 ans, porte un regard et une pose fiers, de côté. Etoffé de son costume noir luisant et de son col flamboyant de dentelle blanche, il a la vigueur type des portraits de Frans Hals.

C’est à Haarlem que ce peintre dédie son art au portrait individuel et collectif. S’il en fut d’autres – la haute société de l’époque est cliente de ce genre – Frans Hals se distingue encore par la vie et la spontanéité de ses figures. On prête à ses débuts l’influence de l’école caravagesque d’Utrecht. Le réalisme italien ne le quitte pas ensuite, mais il capte davantage la psychologie de ses modèles, la retient et sans la figer, la maintient.

Frans Hals, Portrait de Jacob Olycan, 1625, La Haye, Mauritshuis

[1] Marcel Proust, À la recherche du temps perdu

 

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