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Van Gogh et le Japon au musée Van Gogh d’Amsterdam

Aurélia Antoni 7 mai 2018

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Jusqu’au 24 juin 2018, le musée Van Gogh d’Amsterdam célèbre l’influence du japonisme sur l’art de Vincent van Gogh dans une magistrale exposition accueillant prêts exceptionnels de musées internationaux et collections privées. Peintures et dessins du maître hollandais résonnent avec une sélection d’estampes japonaises. L’occasion de saisir un virage décisif, vers une peinture éclatante de couleurs.

Champs d’oliviers, juin 1889, Saint-Rémy-de-Provence © Collection Kröller-Müller Museum, Otterlo, Pays-Bas

« J’envie aux Japonais l’extrême netteté qu’ont toutes choses chez eux. Jamais cela n’est ennuyeux et jamais cela paraît fait trop à la hâte. Leur travail est aussi simple que de respirer et ils font une figure en quelques traits sûrs avec la même aisance comme si c’était aussi simple que de boutonner son gilet. » Lettre de Vincent van Gogh à son frère Théo, le 17 septembre 1888.

En 1868, l’ouverture commerciale et diplomatique du Japon expose au monde entier une esthétique singulière, à mille lieux du classicisme régnant. Les ukiyo-e, ces images du monde flottant, fascinent les impressionnistes par leurs compositions originales, leur vive gamme colorée, leur souci du détail et leurs aplats de motifs. Pendant son séjour à Paris entre 1886 et 1888, Vincent van Gogh s’éprend de cette nouvelle tendance et se constitue une importante collection d’estampes. Il y réalise trois peintures, qui marquent un tournant dans son art.

Lorsque l’artiste s’installe à Arles, en 1888, le paysage urbain lui apparaît comme un Japon rêvé où son œil s’ajuste aux couleurs éblouissantes de sa palette solaire. « Tu sais, je me sens au Japon », écrit-il à son frère Théo. Dans le midi, il voit « des couchers de soleil orangé pâle faisant paraître bleu les terrains » et « des soleils jaunes splendides » écrit-il à Emile Bernard. Dans l’escalier menant à sa chambre jaune, des estampes colorent les murs.

Son Autoportrait, 1888 (Fogg Art Museum, Harvard Art Museums, Cambridge, MA) témoigne de son amour pour le pays du Soleil levant à travers une identification aux moines bouddhistes. Crâne rasé, yeux presque bridés, c’est un art de vivre qu’il appelle, serein et manuel, mais lui demeura inatteignable.

Parmi les prêts exceptionnels, notons le mystérieux Sous-bois avec deux personnages, 1890 (Cincinnati Art Museum) ou encore la vue aérienne japonisante La plaine de La Crau, 1889 (The Courtauld Gallery, London). De sa collection privée, l’illustre La Grande Vague de Kanagawa de Katsushika Hokusai est à contempler silencieusement. Les maîtres japonais participèrent à ce renouveau artistique, imprégné de compositions originales et de couleurs flamboyantes, exacerbant le jaune et le bleu, cernant de noir et simplifiant les formes. Mais la touche du peintre, ondulée, tortueuse, reflet des tourments de son âme, reste unique à jamais.

Finalement, Van Gogh serait-il devenu le génie tant admiré aujourd’hui sans l’influence du Japon ? Énigme à résoudre à l’exposition Van Gogh & Japan, renseignements sur le site officiel holland.com.

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