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L’art au service du pouvoir : Napoléon Ier / Napoléon III

Aurélia Antoni 16 avril 2018

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Le 2 décembre 1851, le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte rétablit l’Empire proclamé par son oncle, Napoléon Ier. Sans pour autant copier son prédécesseur, le nouvel empereur prendra exemple sur une démarche stratégique : placer l’art au service de sa grandeur. Du 13 avril au 9 juillet 2018, l’atelier Grognard de Rueil-Malmaison expose ce parallèle entre les deux figures historiques, dévoilant des œuvres picturales et des objets exceptionnels de grandes manufactures, d’une manière passionnément didactique.

Traine de Mme Bérenger ©Fondation Napoléon – Patrice Maurin-Berthier

Sublimer la souveraineté

Empereur des Français, successeur d’une monarchie assassinée et d’une révolution sanglante, Napoléon 1er s’efforce de légitimer son pouvoir par des représentations contrôlées d’une main de fer. Une reproduction du sacre de Napoléon de Jacques-Louis David reprend les sept erreurs témoins de la création d’une image biaisée, glorifiée du pouvoir. Parmi elles, la jeunesse évidente de Joséphine de Beauharnais pourtant surnommée « la vieille » par le peuple, ou le rajout de visages d’ambassadeurs conférant à l’événement une fausse dimension internationale. Sur la photographie est accroché le dessin original de l’artiste réalisé pour la première version du sacre. Une vision certainement plus fidèle à la réalité !

Idéaliser mais pas que. Napoléon Ier imagine un style fortement inspiré d’un certain conquérant romain… Couronne de laurier, regard figé et droiture assumée, son portrait en costume de sacre peint par François Pascal Simon Gérard énonce les codes, clairs et impérieux. Un vase «fuseau » reprend le portrait sans varier un seul détail. En face, le portrait presque photographique de son neveu, l’allure décidée, la position de trois-quarts et l’œil pétillant fabriquent l’image d’une personnalité humaine et accommodante derrière un pouvoir qui lui appartient sans scepticisme.

Le Couronnement ©Fondation Napoléon – Patrice Maurin-Berthier

Tous les arts tournés vers le trône

Après avoir contemplé les peintures de grands souverains dans les couloirs du palais, le visiteur pénètre dans la salle du trône. Imbibé de luxure et d’apparat, l’immense tapis pose les couleurs de l’Empire et deux fauteuils éloignés suggèrent le fantôme de légendes. À gauche, le trône de Napoléon Ier, d’un éclat presque factice car surchargé d’or, à droite celui de Napoléon III assurément plus décoratif.

Au palais des Tuileries tout est art, tout est faste. De la tapisserie aux armes, les grandes manufactures et artisans participent à l’effusion de beauté. On s’arrête devant le Déjeuner des vues des environs de Sèvres, un coffret de porcelaine dure destinée à combler Caroline, la sœur de Napoléon. Ce dernier ne lui parviendra jamais, faute de s’être alliée avec la détestée Autriche.

« Chaque objet est une merveille », insiste Xavier Mauduit, agrégé et docteur en histoire. Approchez-vous de la carabine du Second Empire ornée d’une tête de loup, du livre de prières de l’impératrice Eugénie aux abeilles de cuir détachables et de son flacon au bouchon inestimable…

Déjeuner des vues des environs de Sèvres ©Fondation Napoléon – Patrice Maurin-Berthier

Le rideau tombe

Subjuguer, intimider pour véhiculer l’image d’une France prospère et puissante. À l’Opéra de Paris, on pratique l’éclectisme pour limiter les coûts en produisant de l’effet, construisant par petites quantités de matériaux luxueux. Ainsi trône un fauteuil Thonet au centre d’une pièce, que l’on connaît pour avoir intrigué Napoléon III par son esthétique évidente et sa rentabilité. Comme une machine à remonter le temps, l’exposition éclaire le passé à nos yeux. Par un simple ticket de l’Exposition universelle de 1855, ou par la vue panoramique du Palais des Tuileries datée du Second Empire accueillant un groupe d’individus lisant et bavardant naïvement.

Distinguer les élites ? Une nécessité absolue sous l’Empire rayonnant. Ainsi, si une couleur fut associée à chaque corps de métier, il fallut singulariser la femme qui ne portait aucun signe distinctif. Objet inédit, le chiffre orné de brillants à la somptuosité terrifiante de la princesse d’Essling, la grande maîtresse de la Maison de l’Impératrice, destiné à se démarquer dans la foule. Mission accomplie.

Malgré tous ces efforts de propagande, l’art de la caricature se développe et la violence de l’opposition se dessine sous des traits exagérés avec La ménagerie impériale de Paul Hadol « composée de ruminants, amphibies, carnivores et autres budgétivores qui ont dévoré la France pendant 20 ans ». Cette série de gravures en couleurs représente notamment Napoléon III en vautour et la princesse Mathilde en truie !

La Ménagerie Impériale ©Fondation Napoléon – Thomas Hennocque

L'ART AU SERVICE DU POUVOIR : NAPOLÉON IER - NAPOLÉON III

13/04/2018 > 09/07/2018

ATELIER GROGNARD

RUEIL-MALMAISON

Rueil-Malmaison présente l’exposition L’Art au service du pouvoir : Napoléon Ier - Napoléon III, une approche inédite pour relir...

Exposition terminée
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