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Le château de Villers-Cotterêts retrouvera ses lettres de noblesse

Aurélia Antoni 9 avril 2018

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En août 1539, François Ier signe l’ordonnance de Villers-Cotterêts imposant l’usage de la langue française dans les actes officiels et les décisions de justice. C’est un des plus anciens textes législatifs encore en vigueur et pourtant le château éponyme, lieu symbolique, tombera peu à peu dans l’abandon. Le 20 mars dernier, dans le cadre de son discours sur la francophonie, Emmanuel Macron a confié le château au Centre des monuments nationaux pour sa restauration et pour sa transformation en centre culturel à la gloire de la langue française. Ouverture prévue au début de l’année 2022.

© Benjamin Gavaudo – Centre des monuments nationaux

Le site de Villers-Cotterêts séduisit François 1er par sa forêt giboyeuse. Dans les années 1530, la construction d’un logis royal fut confiée aux frères Lebreton, mais la suite des travaux revint à Philibert Delorme, également en charge du château de Fontainebleau. L’édification s’acheva sous le règne d’Henri II. Au XVIIIe siècle, l’intérieur fut remanié en grande partie sous ordre du duc d’Orléans, auquel Louis XIV offrit le château de Villers-Cotterêts.

La demeure royale devint ensuite demeure des pauvres, car elle fut modifiée en 1808 en dépôt de mendicité. En 1889, l’aile droite fut transformée en maison de retraite mais le château, lui, resta inhabité jusqu’à l’occupation temporaire des Allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le lien entre le château de Villers-Cotterêts et la langue française ne s’arrêta pas à François Ier. Rabelais y a séjourné, Molière y présenta Le Tartuffe et de grands littéraires virent le jour dans la région : Alexandre Dumas, Racine, La Fontaine ou encore Claudel.

Malgré les rebondissements et les transformations, le site a conservé la quasi-totalité de son plan et compte près de 23 000 m2. Autour de la cour d’honneur sont répartis les appartements royaux, une chapelle, une cour des offices et un ancien jeu de paume du XVIIIe siècle. Des bâtiments annexes datent du XIe et du XVIIIe siècle. À l’extérieur, les perspectives avec la forêt de Retz sont bien préservées et il est possible d’observer un ancien grand bassin.

L’architecture du château présente aujourd’hui une superbe base de travail de restauration. Les décors sculptés par Jean Goujon situés dans l’escalier d’honneur, la chapelle et l’escalier du Roi, éblouissants, sont représentatifs du règne de François 1er. La figure de la salamandre y est maintes fois répétée, ainsi que la lettre « F ».

Une voûte de briques sur lesquelles sont sculptées des têtes d’anges et des feuillages en pierre marquent le premier passage, à l’entrée du château. Cet accueil royal fait écho à l’impressionnant escalier au plafond compartimenté, orné tantôt de salamandres, tantôt de têtes humaines jaillissant de végétaux. Enfin, la chapelle accueille de larges bénitiers décorés de majestueux coquillages.

Chapelle © Benjamin Gavaudo – Centre des monuments nationaux

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