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Protestation contre le mécénat de Total au musée du Louvre

Aurélia Antoni 14 mars 2018

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Lundi 12 mars à 9h30, un happening militant organisé par le collectif « Libérons le Louvre » et l’ONG 350.org s’installe au coeur du célèbre musée, pour exiger une rupture de contrat avec le géant pétrolier Total. La manifestation a duré près de deux heures.

 
Des militants écologistes se sont allongés devant Le Radeau de la méduse © THOMAS SAMSON / AFP

« Total… Patagonie, Argentine… Gaz de schiste… Pollution de la terre, de l’air et de l’eau… » Vêtus de noir, des militants écologistes tombent au sol. Ils resteront allongés ainsi pendant près de deux heures, énumérant leurs protestations envers l’industrie pétrolière. Avec ces corps gisants devant l’œuvre magistrale de Géricault, la performance est visuellement forte et théâtralement explicite. Kester, membre du collectif, explique le choix du Radeau de la Méduse : « Le tableau nous a fait penser à tous ceux qui doivent quitter leur pays pour des raisons climatiques. C’était un choix délibéré. Ces personnes-là, elles sont loin de Paris, elles sont presque invisibles et n’ont pas forcément une voix. Par cette action, on essaie de leur en donner une ».

Dans la salle Mollien, les réactions divergent. Gênés, amusés ou intrigués, les spectateurs décident parfois de s’allonger avec les militants. Mais au bout d’une dizaine de minutes, les visiteurs sont évacués vers d’autres salles et les gardes annoncent un « problème technique » aux passants intrigués.

Ce n’est pas la première fois que le collectif « Libérons le Louvre » organise une telle intervention dans le musée parisien. Un an auparavant, une « marée noire » voguait au pied de la Victoire de Samothrace. Elle était faite d’étoffes posées le long de la célèbre statue, et dans ses alentours les militants distribuaient des tracts inscrits « Total soutient le Louvre/Le Louvre soutient Total – #zerofossile ».

En mars 2017, des militants écologistes étaient venus déposer un tapis d’étoffes noires au pied de la Victoire de Samothrace, pour protester contre le mécénat du groupe Total. @ GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Le partenariat entre le musée du Louvre et l’entreprise Total dure depuis déjà vingt ans et comprend des actions de soutien à des expositions, des rénovations, des actions sociales ou encore des missions d’éducation culturelle. Dans une lettre à l’association datant de janvier 2017, le président du Louvre Jean-Luc Martinez justifiait le contrat : « Sans ce soutien financier décisif, nous serions dans l’obligation de renoncer (à des projets) à très court terme ». Cependant, certaines associations contestaient l’écart de bénéfice entre les deux parties, signalant le profit de l’entreprise pétrolière. « Le musée légitime les activités de Total – et c’est précisément ce que cherche Total », expliquait Nicolas Haeringer, porte-parole de 350.org en France.

De l’autre côté de la Manche, le collectif « Liberate Tate » a mené des actions pendant six années avant que la Tate Gallery annonce la fin de son partenariat avec British Petroleum, en 2016. Une prise de décision tardive même pour ceux qui savent attendre.

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