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Louise-Catherine : la péniche aux trois vies a coulé en pleine Seine

Anne Malary 12 février 2018

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Samedi 10 février en fin d’après-midi, un monument historique a coulé. Louise-Catherine, péniche amarrée au quai d’Austerlitz, avait été réaménagée par Le Corbusier après une première vie sous le nom de « Liège », et avant une autre qui s’écrit aujourd’hui.

Armée du Salut, Asile flottant (Péniche Louise Catherine), Paris © FLC/ADAGP

Histoire en trois temps

Cette péniche se nomme Louise-Catherine. Mais à sa naissance en 1919, c’était un bateau à fond plat nommé Liège, qui était dédié au transport du charbon entre Rouen et Paris. En 1927, Madeleine Zillhardt, femme d’arts et de lettres, décide de faire de ce bâtiment désaffecté un asile flottant. Elle lui donne le nom de sa compagne, la peintre Louise-Catherine Breslau (1856-1927).

C’est l’architecte-décorateur Le Corbusier qui réhabilite le vaisseau : en 1929, il en fait un dortoir sur pilotis, y aménage également une salle à manger, des cuisines, deux appartements et un jardin suspendu. La péniche est utilisée par l’Armée du salut jusqu’en 1994.

Elle est définitivement fermée en 2002. Quatre ans plus tard, des passionnés d’architecture l’acquièrent, et avec l’association Louise-Catherine amorcent un projet de réhabilitation. Leur souhait : faire de la péniche un centre dédié à l’architecture. En 2008, leur propriété est classée aux monuments historiques.

Armée du Salut, Asile flottant (Péniche Louise Catherine), Paris © FLC/ADAGP

Fixe naufrage

Amarrée au quai d’Austerlitz, la péniche Louise-Catherine soutenait jusqu’ici sa proue droite. Mais au cours de la lente décrue de la Seine, ce bâtiment de 800 tonnes s’est accroché à la rive. Lors d’une tentative de remise à l’eau, un remous s’est créé et l’arrière de la péniche a heurté le quai. La coque s’est ouverte, et le bateau en ciment armé a coulé en vingt minutes.

Selon Michel Cantal-Dupart, le président de l’association Louise-Catherine, la péniche pourra être remise à flot. « On va la voir réapparaître dès que la Seine reprendra son étiage normal » déclare-t-il au journal Le Monde.

Effectivement pour le moment, rien de possible. Le maire du 13e arrondissement de Paris Jérôme Coumet insiste :

Il faut attendre la décrue pour pouvoir intervenir, pour envoyer des plongeurs, pour regarder si la brèche est importante ou non et regarder comment la réparer. Ce n’est qu’ensuite que pourra intervenir une opération pour renflouer le navire.

Les scaphandriers commenceront probablement par combler la brèche, indique Le Monde. Il faudra ensuite pomper l’eau de la péniche… qui sera bientôt centenaire, on l’espère !

La péniche Louise-Catherine à Paris le 17 décembre 2001 Photo PIERRE VERDY. AFP

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