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Beaufort 2018 : le printemps sur la côte nord et la sculpture au paysage

Anne Malary 12 février 2018

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Tout le long de la côte belge, 18 artistes animeront la triennale Beaufort 2018 du 30 mars au 20 septembre. Leurs œuvres se poseront dans neuf communes et les sculptures qui domineront sur la plage, dans les dunes, sur les digues, inviteront à flâner, lever le nez et questionner le paysage…

In situ 

« Beaufort ». Le nom évoque le vent marin. Il relie Ostende à Gibraltar dans le cœur de Bashung, lève les souvenirs des nostalgiques et l’appétit des friands de la côte nord… Cette triennale propose de cheminer gratuitement entre les œuvres, sur le décor du littoral. Pour sa sixième édition, elle éclora au printemps dans neuf communes belges.

Après 15 années, les organisateurs ont repensé la formule. Dans le cadre balnéaire, ils prévoient le développement d’un parc de sculptures, sa dispersion sur toute la côte et même son intégration durable au littoral

Car cette année va poindre la question de la sculpture au paysage, a annoncé Heidi Ballet, commissaire de la triennale :

Les œuvres qui seront exposées lors de Beaufort 2018 essaient de sonder le caractère libéral du littoral. Cette édition posera également la question de la place, en l’an 2018, des sculptures dans l’espace public. 

Sculpture sur mer

Heidi Ballet a déjà annoncé les noms des artistes – belges et étrangers – programmés de La Panne à Knokke.

Le caractère commun à leurs modes créatifs est le questionnement par l’image, la forme et l’emplacement : que signifie l’œuvre au paysage ? Qui mérite une statue dans l’espace public ? Quel est son pouvoir, quelle est sa matière ?

… Et si la sculpture était un objet ? À Koksijde sera exposée une œuvre d’Iman Issa. Cette artiste égyptienne mêle les sens pour révéler des liens entre la mémoire et l’histoire, l’objet et le langage : comment appelle-t-on les formes de l’art ?

À Nieuwpoort, Nina Beier et Edith Dekyndt poseront des questions au matériau : quel sens a-t-il dans le marché et dans l’histoire de l’art ? Comment se transforme-t-il et se comporte-t-il en l’œuvre ?

Heidi Ballet, commissaire de Beaufort 2018

Le Danois Simon Dybbroe Møller, à Middelkerke, appliquera sa pratique de l’architecture pré-numérique. L’introduction et l’usage d’un « navigateur » fera le lien entre la mer et le monde virtuel dans une sculpture monumentale.

L’artiste français Kader Attia lui, reflétera le paysage dans des miroirs qui regardent vers la mer. Tandis qu’à Ostende, Stief Desmet posera un escargot monumental comme la métamorphose d’un désir humain tendu vers l’utopie de nature.

L’Anversois Guillaume Bijl fera illusion en sculptant des chiens dans l’espace public, autre mise en scène de ce constructeur surréaliste et ultra-précis. Tourner en dérision le lieu et le spectacle quotidien, c’est aussi le credo de Frederik van Simaey qui interviendra à Bredene.

À De Haan, une cloche à sonner à l’arrivée des navires fera des promeneurs les acteurs de l’œuvre, car c’en sera une, signée Jason Dodge !

Nous en avions parlé en annonçant la Triennale de Bruges : le collectif d’architecture et de design Rotor sera aussi à Zeebrugge. Il y parlera encore de crabes chinois, ou plutôt cette fois il les posera dans notre assiette, au restaurant. L’occasion de découvrir un mets que l’on dit « invasif »…

…Zeebrugge déclinée sur le thème de l’écosystème, puisque l’artiste Anne Duk Hee Jordan y modulera ses éléments de fabrique : les plantes, les pierres, et le monde vivant sous l’eau, de la mer jusqu’à la plage.

En surface justement, ce sont les souvenirs d’enfance que fera émerger Jean-François Fourtou à travers les objets du temps des vacances à Knokke, comme les cabines de plage. Entre ces aménagements et leurs usagers, Leon Vranken, lui, préfère rompre le cheminement pour fausser nos modèles d’attente. Une fontaine, des escaliers, une sculpture, quelle fonction ? Quelle intention ?

En mars le long de la promenade, des croquettes de crevettes aux gaufres à la plage, la triennale Beaufort subvertira quelques repères !

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