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Femmes d’Afrique du Sud à la galerie Ocarina

Anne Malary 30 janvier 2018

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Le 8 mars prochain, la galerie Ocarina à Paris mettra en lumière les créations des femmes des ethnies sud-africaines à travers 40 pièces. Les témoignages d’usages, de sociétés, et d’une richesse artisanale et artistique que l’on connaît peu.

Collier à vague en forme de plastron constitué de plusieurs rangées de perles en pâte de verre – Fabriqué et porté par les jeunes filles – vers 1898

Témoignages et ornements

Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, en Afrique du Sud, les femmes Zoulous, Ndebele ou Ngoni créent des parures et des décorations honorifiques en tissant les perles.

Le marché de ce matériau est alors florissant en cette région au croisement des routes commerciales. Les femmes font du tissage des perles un langage. Les couleurs et les motifs signifient des messages, des symboles et des indications de mérites ou de rang social. Les tabliers, les ceintures et les colliers attestent encore de la diversité expressive qu’offre la perle.

Ainsi le lipotho, un tablier porté par la femme mariée lors des célébrations comme les noces ou les récoltes, présente deux languettes intercalées de perles qui dessinent le couple, symbolisé en orange et vert. Au centre se dessine le vœu de fertilité.

Les poupées Umdawa sont quant à elles utilisées dans le cadre des rapports de séduction. La jeune fille en âge de se marier signifie comme un jeu son intention amoureuse envers l’homme qu’elle convoite, en se présentant à lui avec une poupée. Élaborées sur une structure conique de bois, de fibres et de chiffons, ces figures sont couvertes de perles et ornées de bracelets. Le corps et le cou sont auréolés d’anneaux perlés comme ceux des femmes ndebele.

Il y aura encore dans la galerie des coiffes en vannerie plantées de cheveux et de fibres de laine et des disques d’oreilles. Des arts décoratifs illustrés par des objets en ivoire, en corne de bois, en marqueterie de lamelles de plastique… des compositions colorées et géométriques qui évoquent des croissants ou des soleils levants, et marquent les étapes de la vie d’une femme en Afrique du Sud jusqu’au début du XXe sècle.

Umdawa – Poupée à la structure conique en fibres, bois et chiffon recouverte de perles en pâte de verre – Première moitié du XXème siècle – Ndebele

De la poterie à la statuaire

Les objets usuels consistent quant à eux en poteries et vanneries confectionnées par les femmes. Au-delà de leur fonction quotidienne, ils évoquent souvent les ancêtres ou revêtent un caractère mystique.

La poterie Ukhamba conserve la nourriture, le lait ou la bière locale. Elle présente une surface noire et des motifs en reliefs qui relateraient la richesse des troupeaux. Sur le couvercle, les perles forment un maillage et participent de la protection de l’objet contre les jeteurs de sorts.

Sera enfin représentée la statuaire Ngoni, du nom d’une ethnie du peuple Nguni, avec une maternité en bois. La femme qui maintient de son bras gauche son enfant dans le dos sera comme une note symbolique dans l’exposition que la galerie présente comme un hommage aux femmes d’Afrique du Sud.

Toutes les pièces qu’elle s’apprête à exposer proviennent de collections privées, et ont été collectées au cours du XIXe siècle par les fondateurs du Scott-Fantom Museum à Danbur, aux États-Unis.

Ukhamba – Terre cuite, vannerie, perles en pâte de verre – Première moitié du XXème siècle – Zoulou

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