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Gallica a vingt ans !

Anne Malary 17 janvier 2018

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En octobre 1997, une petite équipe lançait Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF. La revue Chroniques de la Bibliothèque nationale de France annonce cet anniversaire qui sera célébré toute l’année 2018 comme un pari gagné : donner accès à plus de 4 millions de documents en ligne et même compter sur une communauté, les Gallicanautes !

© Gallica – BnF

Les chiffres d’une ambition

C’étaient au départ 2 600 volumes et 7 000 images fixes. Aujourd’hui, près de 4,5 millions de documents sont accessibles en ligne. De quoi constituer la « bibliothèque virtuelle de l’honnête homme » que l’on projetait en 1997.

Ce fonds devait s’élever dans la sphère numérique comme une cinquième tour virtuelle qui augmenterait celles du site François Mitterrand. Et depuis effectivement, Gallica n’a cessé de superposer les strates. En 2006, le programme de numérisation de masse des collections et de la presse a été lancé avec pour objectif 100 000 titres par an sur trois ans.

Les trois principes qui guident la sélection sont l’intérêt patrimonial – il s’agit valoriser les chefs d’œuvre de la BnF –, l’intérêt documentaire et l’exigence de conservation. En 2009, on inclue donc dans le processus de numérisation les cartes, les plans, les estampes et les photographies, les médailles et monnaies… tout ce qui constitue les collections spécialisées de la Bibliothèque nationale de France.

Le réseau de partenaires français et étrangers de la BnF vient également alimenter cette collection, et une communauté anime le site et le fonds !

Le Petit journal. Supplément du dimanche, 17 mars 1912, Bibliothèque nationale de France, dans Gallica

Imaginer les usages grâce aux usagers

Ce sont les Gallicanautes. Ils échangent via les réseaux sociaux et font évoluer la base de données. En 2016, ils ont même été invités à s’emparer du code Gallica, et une équipe a imaginé Gallicarte qui géolocaliserait les recherches menées dans la bibliothèque numérique ! La BnF s’est engagée à réaliser le projet.

Le site Gallica Studio permet de partage des informations, de moduler, de transformer Gallica et même de réaliser des projets collaboratifs. L’institution joue ainsi le jeu participatif dans la lignée du Rijksmuseum d’Amsterdam qui a mis en ligne 600 000 œuvres numérisées et a créé une plateforme dédiée à ce partage immatériel, le Rijsksstudio.

© Riksmuseum – Rijksstudio

Poursuivre une mission

Quand Gallica est née, on a fait le vœu de favoriser l’accès démocratique à la culture. Aujourd’hui, ce souhait devient parfois une mission nécessaire.

Ainsi à la demande du gouvernement haïtien, la BnF a récemment remis à Haïti un ensemble de cartes de l’île datant des XVIIe et XVIIe siècles. Le pays qui œuvre à cicatriser les marques du tremblement de terre de janvier 2010 et à reconstruire son territoire, avait besoin d’archives de propriété aujourd’hui perdues. Les services publics avaient identifié des cartes dans Gallica, que la BnF vient de leur transmettre dans une version haute résolution.

Et Franck Hurinvielle conclue pour Chroniques : « le numérique permet ainsi, en valorisant un patrimoine documentaire dispersé […] de reconstituer la mémoire collective et les traces d’une histoire commune. »

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