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Les coiffes d’Antoine de Galbert rejoignent le musée des Confluences en presqu’île

Anne Malary 11 janvier 2018

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Le musée des Confluences à Lyon reçoit avec bonheur la collection de coiffes d’Antoine de Galbert, fondateur de la Maison rouge. En 2019, l’institution lyonnaise exposera ce don fait de parcelles d’humanité universelles et éclectiques.

Grande parure de guerrier Naga Iuhupa (Birmanie) © Etienne Pottier

Dans la tête d’un collectionneur

Cela s’appelait « Voyage dans ma tête ». En 2012, au creux des montagnes grenobloises, le musée Dauphinois présentait des coiffes en provenance d’Afrique, d’Amérique, d’Océanie, d’Asie centrale ou de Sibérie.

C’était une profusion de formes et de matériaux. Des plumes et des perles, des poils et des cornes, bien des écailles, bien des cheveux et quelques crânes… Des assemblages composites et rituels.

Ces couleurs et ces mouvements ont été imaginés pour se pâmer et protéger. Ils signent aussi les rites, déclinent les identités et les rapports sociaux, ou encore marquent la place de leurs porteurs sur la carte de l’univers. Dans les salles d’un musée, ces coiffes déployaient comme une frise la variété culturelle et universelle.

Cette collection, c’est celle d’Antoine Galbert, ancien galeriste grenoblois et fondateur de la Maison rouge à Paris. Durant 25 ans, il a déniché 500 coiffes en galeries, en voyage… toujours en quête des formes, des couleurs et des matières qui ornent les têtes des peuples : « Au fil des années, les collectionner est devenu un plaisir pur. […] Mon rapport aux coiffes est instinctif, ludique, spontané. »

L’ensemble était en partie visible à la Maison rouge qui avait présenté l’exposition « Voyage dans ma tête » avant le musée Dauphinois.

Coiffe de la région des Plaines (Amérique du Nord – fin 19ème siècle) © Olivier Garcin – musée des Confluences

Un don et une reconnaissance

Antoine de Galbert a choisi de faire don de sa collection au musée des Confluences à Lyon :

Le musée des Confluences, par son approche interdisciplinaire, est à l’image des croisements qui ont jalonné ma vie. […] Le monde entier se nourrit, dort, marche, meurt et se couvre la tête. Que l’on soit africain, océanien, indien ou européen, on fait partie de la même humanité. Cette collection de coiffes est une invitation à s’ouvrir au monde, une ambition que partage fondamentalement le musée des Confluences.

Trois années après son ouverture, le musée savoure cette reconnaissance ! Les coiffes, ainsi que quelques costumes, intégreront son fonds en juin 2018. Elles seront réparties dans les différentes collections ethnographiques du musée. Ainsi, un bonnet Evenk de Sibérie orientale rejoindra la collection sibérienne initiée par l’explorateur français Joseph Martin à la fin du XIXe siècle.

La collection – à présent muséale – a déjà été inventoriée et partiellement restaurée. Le musée a annoncé qu’il l’exposerait aussi en 2019 de manière immersive dans un espace de plus de 700 m2, et qu’il publierait un catalogue raisonné de l’ensemble. Deux coiffes seront présentées en avant-première dans l’exposition « Hugo Pratt, lignes d’horizons » dès avril prochain.

Bonnet Evenk (Sibérie Orientale) © Etienne Pottier

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