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« Aubusson tisse Tolkien », première tombée de métier en avril !

Anne Malary 9 janvier 2018

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Les lissiers d’Aubusson tissent en ce moment l’imaginaire de J.R.R. Tolkien (1892-1973). Au programme et en couleurs : 13 tapisseries murales et un tapis qui porteront les scènes de Bilbo le Hobbit, du Seigneur des Anneaux, mais aussi le récit du Silmarillion et quelques Lettres du Père Noël

© Cité internationale de la tapisserie Aubusson

Une tenture tissée

C’est une « tenture tissée » : un ensemble de tapisseries réalisées à partir de 14 illustrations originales de l’écrivain, qui ont été sélectionnées d’un commun accord par la Cité internationale de la tapisserie et le Tolkien Estate.

Le premier tissage – Bilbo comes to the Huts of the Raft-Elves – a été initié en décembre dernier et prend forme sur le métier à tisser de la Cité de la tapisserie, mis à disposition de l’Atelier Aubusson. Il mesurera 9 m² et « tombera du métier » le 6 avril 2018.

À la fin, on pourra parcourir des yeux les couleurs des œuvres phares de l’auteur, mais aussi de deux de ses ouvrages moins célèbres : Les Lettres du Père Noël, un recueil de lettres écrites et illustrées par Tolkien pour ses enfants, et Le Silmarillion, une œuvre publiée après la mort de l’écrivain par son fils Christopher, qui décrit les prémices de la Terre du Milieu.

Au terme de la réalisation dans les ateliers d’Aubusson et en Creuse, une dernière pièce, le tapis Numenorean Carpet, complétera l’ensemble de 130 m2 ! De quoi rejoindre la grande tradition des tentures narratives des XVIIe et XVIIIe siècles à la mesure de monuments littéraires tels que L’Odyssée d’Ulysse par Homère… Cette correspondance entre l’art de la tapisserie et la littérature s’était progressivement dénouée à partir du XIXe siècle.

La Nef des Tentures © Cité internationale de la tapisserie Aubusson

Revival et œuvre révélée

C’est donc un revival ! Et également une première, puisque les œuvres reproduites sont inspirées de l’iconographie et des illustrations créées par l’auteur lui-même… une mythologie imaginaire, littéraire et graphique !

Un tel ensemble, véritable cycle narratif, voit un artisanat d’art et une tradition ressusciter selon les techniques en usage à  Aubusson et Felletin entre les années 1920 et la fin des années 1930. Une période qui coïncide avec celle de la création des aquarelles signées Tolkien.

Ce dernier dessine et peint dès son enfance… jusqu’à déployer une œuvre graphique pour l’enfance ! À partir de 1920 et chaque année, il envoie à ses enfants une lettre signée par le Père Noël illustrée de dessins, qui décrivent les aventures du héros de l’hiver. En parallèle de cette création, il image la géographie et la matière de la Terre du Milieu. Le Hobbit est illustré de dessins dès ses premières éditions – Trolls en noir et blanc, forêts impérieuses et monochromes, petits hommes noyés dans d’immenses paysages…

C’est la collection d’aquarelles et de dessins de la Bodleian Library, à Oxford, qui sert de base précieuse et minuscule – les pièces mesurent pour la plupart une vingtaine de centimètres de côté – à la transposition monumentale.

Pour découvrir comment l’œuvre se produit, il est possible de visiter l’atelier et la Cité de la tapisserie où sont expliqués les ressorts du projet, de sa genèse à sa réalisation. C’est aussi là que le premier tissage sera exposé.

Les œuvres de la tenture Tolkien © Cité internationale de la tapisserie Aubusson

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