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Pourquoi pénétrer dans les « Forêts Natales » au musée du Quai Branly

Agathe Lautréamont 7 décembre 2017

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Depuis le 3 octobre dernier, le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac nous enchante avec un nouveau parcours temporaire : « Les forêts natales : Arts d’Afrique équatoriale atlantique ». Derrière ce titre mystérieux, se cache une fascinante exposition sur la sculpture africaine et les différents styles artistiques de la région équatoriale atlantique entre les XVIIIe et XXe siècles. Voici trois bonnes raisons de courir voir cette expo, ouverte jusqu’en janvier 2018…

1 – Une exposition innovante

quai branly 13

Photographie © Agathe Lautréamont, 2017

Lorsque l’idée de cette exposition a germé dans l’esprit d’Yves Le Fur, une ligne directrice s’est très rapidement imposée : il s’agissait pour le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac de se démarquer sensiblement de ce qui avait déjà été fait en matière d’expositions sur l’art africain. Par le passé, en effet, les parcours ont eu tendance à se concentrer sur la branche ethnographique du sujet, en passant hélas souvent sous silence le côté purement visuel, esthétique.

L’institution parisienne a donc opté pour un cheminement muséal qui étudierait avec beaucoup de précision les lentes mais néanmoins évidentes mutations stylistiques connues par la sculpture dans cette région du continent africain. Le parcours du Musée du Quai Branly est donc crucial en ce sens où il étudie une thématique neuve, rarement abordée. Cela s’explique en partie par le fait que l’Europe ne s’intéresse que depuis très récemment à l’art du continent africain, à savoir depuis le début du XXe siècle, sous l’impulsion des artistes modernes.

2 – Une histoire d’échanges

quai branly 15

Photographie © Agathe Lautréamont, 2017

Aujourd’hui, plus personne n’en doute, mais il semblerait pourtant que des institutions culturelles aient encore besoin de le rappeler. L’histoire du continent africain est faite d’échanges, de commerces, de confrontations et de passages. Une thématique qui avait déjà été abordée par l’exposition temporaire « L’Afrique des routes » (qui s’est tenue du 31 janvier au 12 novembre  2017). Or, l’institution culturelle parisienne a choisi de focaliser son attention sur un phénomène particulier de migration. C’est celui des migrations bantoues, dans la région atlantique équatoriale, entre les XVIe et XVIIe siècles.

Ces mouvements de population se trouvent à l’origine de très nombreux contacts, d’indénombrables emprunts et de riches influences. Et les meilleurs exemples pour illustrer ces échanges, ce sont les masques et les sculptures qui ont été exposés de sorte à ce que ces emprunts soient tout particulièrement flagrants pour le grand public. Des influences sur les formes, les couleurs, les ornementations nous sautent aux yeux, mais conservent néanmoins une part de leur impénétrable mystère…

3 – Des fragments de vie

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Photographie © Agathe Lautréamont, 2017

S’il est un point crucial dans cette exposition temporaire, c’est bien sa vivacité. On pourrait penser qu’une exposition intégralement consacrée à la sculpture pourrait être un peu rigide, froide. Et pourtant, une fois que l’on se trouve face à ces centaines de sculptures anthropomorphes, servies par une scénographie absolument impeccable, on ressent indéniablement comme une sorte de vibration, un murmure, un battement qui nous aspire jusqu’au cœur de l’exposition temporaire.

Les statues elles-mêmes paraissent parfaitement vivantes, bien protégées par leurs vitrines aérées et lumineuses. Le bois noir, marron, brun est encore très brillant, certaines cirent luisent encore, de la sève paraît suinter sur un cou, dans un dos, sur une épaule. Il ne reste qu’à laisser notre imagination faire le reste. Après tout, ces sculptures doivent être alertes : ils sont des gardiens de reliquaires, dans lesquels on entreposait les ossements des ancêtres. Ces restes devaient ensuite demeurer protégés pour l’éternité.

 

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