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Un Degas graphique et poétique éclairé au Musée d’Orsay

Agathe Lautréamont 5 décembre 2017

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Après avoir mis en lumière les portraits de Paul Cézanne, le Musée d’Orsay poursuit son exploration des facettes peu connues des artistes à cheval entre les XIXe et XXe siècles, en proposant l’événement « Degas Danse Dessin ». Ce sont deux grands artistes qui nous guident dans le parcours : Edgar Degas bien sûr mais aussi Paul Valéry, le poète avec qui le peintre entretint une longue amitié de deux décennies. Entre rimes et pas de danse, laissons-nous enchanter.

10. Degas_Danseuses bleues

Edgar Degas, Danseuses bleues, vers 1893

C’était il y a cent ans. En septembre 1917, le peintre et dessinateur Edgar Degas disparaissait, laissant la scène artistique française orpheline d’un maître du mouvement, de la grâce et de la légèreté en peinture. Néanmoins, les envolées ne sont pas à quêter uniquement du côté des pastels et des dessins du maître, mais également dans les phrases chantantes de l’écrivain Paul Valéry (1871-1945).

D’ailleurs, le titre même de l’exposition du musée d’Orsay est emprunté à l’ouvrage de Valéry, signe des indéfectibles liens rapprochant les deux créateurs, l’un le pinceau à la main, l’autre tenant la plume.

Aussi, ce sont les mots de Paul Valéry qui feront office de textes de salle pour nous imprégner du monde visuel de Degas. Chaque étape de l’exposition temporaire sera éclairée par les écrits poétiques de l’auteur français, qui probablement mieux que personne connaissait Degas.

04. Degas_Nœud de ruban

Edgar Degas, Nœud de ruban, 1887

Coup de crayon

La grande majorité des pièces présentées font partie de la grande famille des arts graphiques, bien que le parcours d’Orsay couvre l’ensemble de la gamme créative de Degas. Nous les attendions et elles sont bien sûr au rendez-vous : les sculptures à patine brune de ballerines imaginées par le maître, admirablement disposées au cœur des salles tandis qu’aux murs, leurs répondent huiles, pastels et mines de plomb.

Mais vous commencez à le savoir, chez exponaute, nous sommes fous de dessin, comme le disait Valéry de Degas, comme Hokusai l’expliquait de lui-même. Alors Edgar Degas, que nous avons appris à connaître grâce à un début d’exposition temporaire consacré à la photographie crée, croque, copie. Il se frotte aux maîtres du Louvre, il écoute attentivement les conseils du grand Ingres et il remplit incessamment carnet sur carnet, dont certains nous sont parvenus et son présentés dans le parcours d’exposition.

09. Degas_Groupe de danseuses

Edgar Degas, Danseuses dit aussi Groupe de danseuses, entre 1884-1885

Une amitié

Était-ce par conscience de ses capacités ou par peur viscérale de l’oubli ? Toujours est-il qu’Edgar Degas conserva la très large majorité de ses dessins. Pierre noire, craie blanche, graphite, sanguine… nous sont ainsi parvenus dans un excellent état, nous permettant de découvrir la genèse de plusieurs œuvres célèbres du maître. La ligne préservée, dans toute l’authenticité et la spontanéité induite par le dessin.

Peintre des danseuses, Edgar Degas ? Pas seulement, on le devine, tandis que l’on pénètre aussi dans l’univers d’un artiste qui croquait ses amis, l’innocence de l’enfance et s’intéressait aux dernières innovations de son temps.

Ainsi l’étape du parcours temporaire consacré aux représentations du cheval nous renvoie sans faute aux innovations d’Eadweard Muybridge (la chronophotographie, pour ne pas la nommer), qui a permis de décomposer, enfin, les mouvements effectués par un cheval lancé au galop.

b

Edgar Degas, La Classe de danse, commencé en 1873, achevé en 1875-1876

 

Étude de mouvement

L’étape consacrée à la présence équine mérite d’ailleurs que l’on s’y attarde u instant. Car des ponts artistiques peuvent être jetés entre le fier cheval et la frêle ballerine. Pour l’œil scrutateur de Degas, les deux sont dotés des mêmes qualités : virevoltant, nerveux, équilibré, aérien, léger.

Comme l’équidé saute un obstacle ou effectue un tour de piste l’encolure bien droite, le petit rat de l’opéra se tient très droit sur les planches de la scène, fier face à un public ébahis, dressé sur ses pointes qui ne tremblent jamais, comme un étalon se tient droit sur ses sabots. Ainsi, une fois de plus, le Musée d’Orsay nous comble d’un nouveau parcours temporaire aussi étonnant qu’original.

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