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Changement climatique : une menace pour les sites classés par l’Unesco

Agathe Lautréamont 22 novembre 2017

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En 2014, trente-cinq sites classés au Patrimoine de l’Unesco étaient désignés comme « menacés par le changement climatique ». En cette fin d’année 2017, ils sont désormais soixante-deux. C’est là le constat des plus alarmants établi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), estimant que si rien n’est fait, près d’un quart des sites naturels de l’Unesco ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir.

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Le Machu Picchu, au Pérou © Wikimedia Commons

La Grande Barrière de corail, le Machu Picchu, le lac Baïkal ou les îles Galapagos auront-ils tous disparu dans les prochaines décennies, menacés par la fonte des glaces, les incendies ou le blanchiment des coraux ? C’est en tout cas la sombre prévision établie par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, dans le cadre de son étude « Horizon du Patrimoine Mondial ». Sur les 241 sites classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco, pas moins de soixante-deux d’entre eux ont été ajoutés sur la liste rouge des « menacés par le changement climatique ».

Il y a trois ans, en 2014, ils étaient trente-cinq. La directrice générale de l’IUCN à l’origine de ce constat, Inger Andersen, n’a pas caché son pessimisme dans un communiqué officiel. « L’augmentation et la vitesse à laquelle nous avons vu cette tendance évoluer en seulement trois ans nous a choqués. Et le rapport prévient que le nombre va probablement augmenter » a-t-elle expliqué. D’autant que le réchauffement climatique fait peser un risque potentiel sur cinquante-cinq autres sites du globe terrestre.

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Le Lac Baïkal, en Russie © Wikimedia Commons

La publication de cet effrayant rapport survient alors que de nombreuses personnalités politiques se sont récemment réunies à Bonn en Allemagne, dans le cadre de la COP23, énième conférence internationale sur le climat à espérer qu’enfin les pays du monde parviendront à s’accorder sur l’urgence de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Le changement climatique en effet, est bel et bien engagé et n’épargnera évidemment pas le patrimoine humain comme naturel de la Terre.

Face à l’urgence de la situation, les pays qui se sont réunis à Bonn auraient dû avoir l’ambition de mettre en place rapidement et pour de bon les accords signés à Paris dans le cadre de la COP21, dont on nous a si souvent rebattu les oreilles et dont on attend toujours l’application. Car oui, si la COP21 a mis en place un accord pour diminuer la pollution globale, la COP23 devait permettre de négocier les règles d’application de cet accord, qui cherche à maintenir le réchauffement de notre planète bleue en-deçà de 2 degrés Celsius.

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La Grande Barrière de corail © DR

Avec la fonte des glaciers, le parc national du Kilimandjaro en Tanzanie ou la région de Jungfrau-Aletsch dans les Alpes suisses pourraient bientôt disparaître (sans parler des métaux lourds contenus dans les glaces qui se retrouvent soudainement libérés et polluent les cours d’eau). Avec l’augmentation de la température des océans, Grande Barrière australienne, région côtière du Belize et atoll d’Aldabra aux Seychelles connaissent un dramatique phénomène de blanchiment des coraux, détruisant des écosystèmes entiers. Enfin, le réchauffement climatique a également un impact direct sur les zones humides, espaces où se développent une faune et une flore aussi rares que fragiles.

N’oublions pas que tous ces facteurs différents peuvent, dans le pire des cas, s’additionner. C’est pourquoi l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature a décidé de classer dix-sept sites de l’Unesco comme en danger critique, à l’instar du parc américain des Everglades, de la réserve de biosphère du papillon monarque au Mexique ou encore du lac Turkana au Kenya.

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