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Au Louvre : fusain, aquarelle et pierre noire en plein air…

Agathe Lautréamont 30 octobre 2017

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Pour sa deuxième exposition temporaire de fin d’année, le Musée du Louvre nous propose une toute autre atmosphère après une riche plongée dans la France de la Renaissance. Quittons donc les ors de Chambord et Fontainebleau pour nous tourner vers les jardins d’Italie, les bords de Seine ou les toits de Paris. Vous l’aurez compris, le plein air est à l’honneur dans ce nouveau parcours d’arts graphiques. Et vous commencez à le savoir, chez exponaute, on adore les arts graphiques…

Le torrent du Valentin coulant entre des rochers

Eugène Delacroix, Carnet des Pyrénées, Torrent du Valentin dans la gorge de la villa Castellane, 1845

Les expositions d’arts graphiques organisées par le Musée du Louvre nous ont toujours beaucoup enthousiasmés, tant par la qualité des pièces exposées que par les découvertes que l’on peut y faire. Et une fois de plus, c’est un sans-faute pour le plus célèbre musée de France.

Avec le nouveau parcours « Dessiner en plein air : variations du dessin sur nature dans la première moitié du XIXe siècle », le Louvre a plongé dans son fonds pour rendre à la lumière quelques pépites ; qu’elles soient signées de grands noms de l’Histoire de l’art ou par des « petits » maîtres bien moins connus mais qui méritent néanmoins le coup d’œil. Alors, d’un paysage à un autre, qu’il soit naturel ou citadin, laissons-nous emporter par les artistes, chevalet sous le bras et boîtes à crayons en main pour une pérégrination dessinée dans les plus beaux recoins de France.

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Eugène Bléry, L’Angélique en fleurs, 1851

Chronologique, thématique… Pourquoi trancher ? L’exposition nous propose aussi un parcours suivant le fil du temps et des thèmes précis. C’est donc avec les balbutiements du dessin en plein air que nous pénétrons dans l’expo, une pratique qui dès le XVIIIe siècle, était chaudement recommandée aux pensionnaires de l’Académie de France à Rome, comme un complément à leur pratique de la gravure et la copie des grands maîtres du passé.

Le dessin, c’est le premier jet, l’émotion initiale, l’hésitation primaire. L’artiste cherche un peu, s’étonne de ce qu’il a sous les yeux, griffonne, cherche encore et noircit de la sorte des carnets et des carnets. Ces mêmes carnets qui sont présentés dans des vitrines du Musée du Louvre. On les imagine avec beaucoup d’émotion glissés dans la poche d’un Daubigny ou autre Corot.

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Camille Corot, Ruisseau à Civita Castellana avec un artiste portant son matériel sur le dos, 1827

Nous aurions envie de vous parler de toutes ces feuilles pour lesquelles nous avons eu un coup de cœur. La Maison entourée d’arbres, pittoresque et calme, de François Boucher. La représentation qu’on aimerait qualifier de romantique faite par Achille Etna Michallon de la fable Le Chêne et le Roseau. Les puissantes Études d’arbre d’Alphonse Mandevare.

Nous vous recommandons vivement de passer de longs moments à décrypter la série de gravure signée Eugène Bléry consacrée à la seule forêt de Fontainebleau et son impressionnante diversité de paysage mais aussi d’essences. Pierre noire, graphite, fusain, plume, encre… mais l’aquarelle n’est cependant pas en reste, comme l’illustre en fin de parcours la délicatesse d’un François Marius Granet représentant les quais de Seine, dans la moite brume du petit matin. Enfin, en ce qui concerne le pastel, le bonheur se découvre du côté d’Eugène Delacroix et sa majestueuse Étude de ciel, soleil couchant exécutée aux alentours de 1849.

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Achille Etna Michallon, Le chêne et le roseau, 1816

Tant de beautés nous feraient presque oublier le fonds du propos de la petite exposition du Louvre, qui explique comment au fil des siècles, le dessin sur nature est progressivement passé de simple esquisse préparatoire (à laquelle l’artiste n’accordait que peu d’importance, ce qui explique que nous n’ayons conservé que peu de dessins) à une œuvre en soi ; l’aspect hâtif et inachevé de la feuille confère justement une délicatesse éblouissante à cette dernière. Mais parfois, il faut simplement savoir se laisser porter par le plaisir des yeux. Alors venez ! Embarquons ensemble dans le « Botin », bateau-atelier de Daubigny, glissons le long des méandres de la Seine et regardons, simplement, le maître travailler.

DESSINER EN PLEIN AIR

18/10/2017 > 29/01/2018

Musée du Louvre

PARIS

La pratique du dessin en plein air, sur le motif, est bien attesté en France (comme en Europe) au 17e siècle et devient courant au 18e si...

Exposition terminée
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