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Jean Rouch et Catherine de Clippel : regards africains au Musée de l’Homme

Agathe Lautréamont 26 octobre 2017

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Jusqu’au 7 janvier prochain, la photographie investit une fois de plus le premier étage du Musée de l’Homme. Avec l’événement « Dialogue photographique : Jean Rouch – Catherine de Clippel », l’institution muséale du Trocadéro propose de croiser les regards de deux personnages, le célèbre cinéaste Jean Rouch (1917-2004) et la réalisatrice Catherine de Clippel. Tous deux passionnés d’ailleurs, tous deux curieux de l’Afrique, leurs travaux photographiques sont présentés côte à côte.

1(Togo,Seko,1989)Assistant d’un prêtre vaporisant de l’alcool de palme sur le vodu Djagli

Catherine de Clippel, Assistant d’un prêtre vaporisant de l’alcool de palme sur le vodu Djagli, 1989 © De Clippel – Musée de l’Homme

L’année 2017 marque le centenaire de la naissance du cinéaste et ethnologue français Jean Rouch, spécialiste de l’Afrique et réalisateur de nombreux documentaires sur les peuples africains. À l’occasion de cet anniversaire, de nombreuses institutions muséales rendent hommage au réalisateur, à l’instar de la Bibliothèque Nationale de France ou, plus récemment, le Musée de l’Homme.

Jusqu’au 7 janvier prochain, le musée sis sur le Trocadéro propose au grand public de découvrir une facette peu connue du travail de Rouch, à savoir le volet photographique de son œuvre.

Si Jean Rouch est effectivement passé à la postérité pour son travail de cinéaste et de réalisateur de documentaire sur les mondes africains, on ignore beaucoup plus qu’il revêtait de temps à autres la casquette de photographe. Une passion néanmoins logique pour cet amoureux de l’image qui cherchait à rendre compte, avec respect et pudeur, des traditions et rites de nombreuses populations à travers le continent africain.

1 Possession_015 - Mission 1950-1951 - 22 Beibatour boåte 590

Jean Rouch, Possession © Fonds Jean Rouch

Ainsi, dans une exposition très intéressante, on comprend que Jean Rouch n’a jamais cessé de photographier, tout au long de sa prolifique carrière. Néanmoins, son goût pour la pellicule s’est particulièrement exprimé entre 1940 et 1970, époque durant laquelle il voyagea à de nombreuses reprises au Niger, au Ghana (à l’époque appelé Gold Coast) ou encore en Côte d’Ivoire.

Quant à la réalisatrice Catherine de Clippel, elle a fait du continent africain sa terre d’adoption, concentrant la majeure partie de son travail de réalisatrice sur ces terres et les populations qui y vivent. Aussi est-il logique de constater que les routes de Rouch et Clippel ne cessent de s’entrecroiser, tandis que leurs deux regards photographiques, empreints de la même curiosité, se rencontrent dans un dialogue fructueux et étonnant.

Jean Rouch tourne 1954

Jean Rouch tournant un documentaire en 1954 © Fonds Jean Rouch

Bien que la modernité ait apporté la couleur, tous deux ont choisi de travailler en noir et blanc qui, par ses forts contrastes, permet de capter une lumière étonnante et donner ainsi un relief artistique à des clichés dont les principales vocations sont le documentaire et l’ethnologie.

Jamais posés, toujours pris sur le vif, les clichés saisis par Jean Rouch et Catherine de Clippel proposent aux visiteurs de l’exposition temporaire une surprenante immersion dans les rituels menés par des peuples habitant au Mali ou au Ghana.

Cérémonies consacrées aux ancêtres, rites de passages, possessions et exorcismes, techniques appliquées par les guérisseurs mais aussi scènes de rues dans Bamako, l’exposition raconte davantage qu’elle ne montre une Afrique en perpétuel mouvement, qui préserve ses traditions ancestrales mais hésite parfois à répondre aux sirènes de la modernité et de l’urbanisme galopant.

5 MODERNITÉ

Jean Rouch, Modernité, 1954 © Fonds Jean Rouch

On regrettera peut-être le choix de scénographie, qui ne nous a pas convaincus. Les tirages photographiques ont été reproduits sur de longues bâches blanches, toutes en longueur, tandis que les clichés ont été disposés en quadrillage, mosaïques d’images qui parfois, ne facilitent pas la lecture du cliché. Choix a été fait d’en reproduire un seul en très grand format, tandis que quatre ou cinq autres, de taille plus réduite, entourent le principal.

Ce qui donne, hélas, le sentiment que le cliché principal « grignote » les autres et complexifie leur appréciation. Une pointe de regret donc, mais qui n’enlève rien au discours très intéressant de l’accrochage. Nous vous conseillons donc de visiter ce parcours passionnante et instructif, pour un voyage photographique inattendu et réjouissant.

DIALOGUE PHOTOGRAPHIQUE

25/10/2017 > 07/01/2018

Musée de l’Homme

PARIS

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Exposition terminée
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