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FIAC 2017 : On Site, ailes de bois et poupées roses

Agathe Lautréamont 20 octobre 2017

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Pendant la semaine de la Foire Internationale d’Art Contemporain, un unique lieu à Paris cristallise les attentions : le Grand Palais, qui accueille sous sa magnifique verrière le cœur battant de l’événement artistique de cet automne 2017. Pourtant, juste de l’autre côté de l’avenue Winston Churchill mérite véritablement le coup d’œil… Dans l’écrin historique du Petit Palais, se joue l’événement On Site, collection d’installations et sculptures plus étonnantes les unes que les autres…

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© FIAC 2017

Passage du seuil du Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la ville de Paris. Les couleurs claires, beige et dorées du monument construit pour l’Exposition Universelle de 1900 font toujours leur petit effet. On s’attend à retrouver Eugène Carrère et Odilon Redon, mais ce sont pourtant de tous autres noms qui nous souhaitent la bienvenue dans cet espace, transformé temporairement en temple de l’art contemporain.

Sous les fresques maintenant centenaires, trône une imposante cloche en fonte, finement ouvragée. Condamnée au silence, elle repose sur un empilement de livres tout aussi silencieux, car ne portant aucun titre sur leur couverture ou leur tranche.

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FIAC 2017 – On Site, Petit Palais

Détails

Les couleurs éclatantes, joyeuses, des ouvrages anonymes contrastent avec les teintes ternes de la cloche mais aussi et surtout, à ce qui relie ces objets dissemblables : une corde. Le lien de chanvre épais semble avoir été enroulé, furieusement, avec force et colère à la fois, autour de l’ensemble cloche-livres, comme si la main craignait de voir ces objets se libérer pour pouvoir répandre à nouveau leur message.

La cloche, pour annoncer une quelconque nouvelle, religieuse ou laïque ; les livres, pour élever les consciences. Parabole de notre époque désenchantée qui ignore curiosité et sonorités ? Les grilles de lectures sont toujours plurielles, dès lors que l’on pénètre dans le champ de l’art contemporain.

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FIAC 2017 – On Site, Petit Palais

Précisions

Ainsi, dans les ailes du Petit Palais comme parmi les frondaisons de son jardin intérieur, nous naviguons entre sculptures étonnantes et installations percutantes. Certaines créent des ponts évidents et assumés avec la sculpture antique, à l’instar de l’œuvre d’Alina Szapocznikow. Intitulée « Autoportrait », la petite sculpture repose à l’intérieur d’une vitrine. Pas de bronze ni de plâtre cependant, mais seulement l’utilisation d’une résine quelque peu granuleuse, dont la couleur imite évidemment les marbres de l’antiquité, mais dont les contours grossiers, torturés, semblent indiquer que ce visage de jeune femme aux yeux clos a été brutalement arraché au reste de la sculpture.

Un reste évidemment, qui n’a jamais été sculpté par l’artiste, mais l’important n’est pas là. On peut lire une importante dichotomie dans cette création, entre les traits d’apparence apaisés de la femme dans la vitrine et l’aspect violent des contours de l’œuvre. La résine s’étiole, se déchire, tombe sous nos yeux.

Encore une fois, on peut y lire tant de choses : de l’hommage aux œuvres antiques jusqu’à une critique des violences faites aux femmes. Il n’existe pas véritablement de « bonne réponse », l’important n’est pas la création en elle-même, mais la lecture personnelle qu’en fera chaque spectateur.

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FIAC 2017 – On Site, Petit Palais

Diversités

Avec un rassemblement de plus de quarante œuvres, imposantes et minimales, intimes et spectaculaires, il est délicat de vous livrer un compte-rendu exhaustif de ce qu’il est possible de voir au Petit Palais. On se  contentera donc de souligner que l’institution a fait le choix de la proximité du public avec les œuvres, celles-ci n’étant pas (pour la plupart du moins) séparées des passants par une vitrine, une barrière ou un filin.

Nous pouvons nous en approcher, tourner autour, résister aussi à la tentation de les toucher bien sûr. Parfois on tend l’oreille et on s’amuse à comparer notre analyse avec celle du voisin. En même temps que l’on étudie l’œuvre qui nous fait face, on scrute les réactions des visiteurs face aux petits bonhommes roses de l’artiste autrichien Erwin Wurm, on s’émeut de la poésie de l’œuvre en bronze de Françoise Pétrovitch, plongée dans un bassin rempli de plantes qu’on aimerait ne jamais voir flétrir.

Plus loin, la flétrissure est bien là, avec la création de David Nash. Un tronc d’arbre nu, étonnamment léger, est descendu du ciel à l’aide de ses flammes de bois. Diversité donc, variété, pluralité des regards et des compréhensions… On en redemande !

ON SITE - FIAC

19/10/2017 > 22/10/2017

Petit Palais

PARIS

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