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François Ier et l’art des Pays-Bas : éblouissante expo au Musée du Louvre

Agathe Lautréamont 19 octobre 2017

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On pourrait d’emblée faire fuser les superlatifs, mais nous allons nous retenir encore le temps de quelques lignes. Mais vous l’aurez déjà compris : la nouvelle exposition temporaire du Musée du Louvre est une vraie réussite. Intitulé « François Ier et l’art des Pays-Bas », visible jusqu’au 15 janvier prochain, ce parcours propose un éclairage passionnant sur l’implantation de grands maîtres néerlandais dans le royaume de France, en pleine Renaissance. Visitons ensemble cette exposition !

François Ier, roi de France

Jean Clouet, François Ier, roi de France © RMN – Grand Palais (Musée du Louvre)

Nous l’attendions avec impatience et, bien évidemment, il est là et en bonne place dans la nouvelle exposition temporaire du Musée du Louvre. Nous voulons parler bien sûr du mythique portrait de François Ier, exécuté aux alentours de 1530 par le peintre Jean Clouet. Lourd costume d’apparat, regard apaisé mais autoritaire, couleurs aussi riches que royales…

L’œuvre est renommée et que celui qui ne l’a jamais étudiée au collège nous jette la première pierre ! Cependant, ce que l’on sait probablement moins, c’est que le portraitiste à qui l’on doit cette huile sur toile était originaire de ce que l’on nommait au XVe siècle les Pays-Bas Bourguignons (comprenez Flandre, Artois, Brabant, Limbourg, Hainaut, Namurois, Hollande, Zélande et les autres territoires néerlandais…)

Si le goût du roi François Ier pour la création artistique italienne est très connu, celui pour les arts des Pays-Bas est en revanche bien moins mis en avant alors que la  Renaissance française a vu s’installer dans le royaume nombre de maîtres néerlandais, aujourd’hui magnifiquement présentés par le parcours temporaire : « François Ier et l’art des Pays-Bas ».

Beer, Jan de (1490-1542): Triptych with the Adoration of the Magi. Milan, Pinacoteca di Brera*** Permission for usage must be provided in writing from Scala. ***

Jan de Beer, Triptyque de l’Adoration des Mages, avec la Nativité et la Fuite en Egypte © Scala, Florence

Clouet et De Vinci

Nous progressons donc de surprise en surprise dans cette exposition organisée selon un schéma thématique. À grands renfort de gravures, esquisses, retables et sculptures en bois, le Louvre démontre que François Ier ne s’est pas contenté de s’approprier l’art italien mais a également fortement encouragé la pratique néerlandaise à infuser dans le royaume de France.

Bien sûr, de l’Italie, vint Léonard de Vinci, mais des régions septentrionales de l’Europe, arrivèrent des créateurs aux noms bien moins connus du grand public, mais qui apportèrent dans leurs bagages des idées innovantes dans les domaines de l’art religieux, du paysage (encore très peu pratiqué pour lui-même) et du portrait. Et en matière de portrait justement, prenons le temps de nous arrêter sur une étape clé du parcours du Louvre, consacrée à Corneille de Lyon (également connu sous le nom de Corneille de La Haye, du nom de sa ville natale).

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Corneille de Lyon, Portrait de Pierre Aymeric © RMN Grand Palais (musée du Louvre)

Portrait et foi

En effet, une salle entière a été consacrée au peintre mystérieux, espace à la scénographie subtile et parfaitement maîtrisée. Au centre de la pièce plongée dans une semi-obscurité, nous attend le petit Portrait de Pierre Aymeric, marchand de son état. C’est la seule œuvre dont on est absolument certain qu’elle soit de la main du maître d’origine néerlandaise. Puis, disposées tout autour de la pièce centrale, une dizaine d’autres panneaux de notables de Lyon ; certains authentifiés, d’autres anonymes, riches marchands ou membres de la classe noble.

On le comprend assez rapidement au cœur du parcours, François Ier n’est au bout du compte pas si présent et ce souverain pourtant cité dans le titre de l’exposition temporaire sait s’éclipser pour mieux laisser la primauté au royaume de France dans sa globalité. Le propos s’intéresse en effet davantage au contexte,  à l’époque, à la chronologie du règne de François Ier beaucoup plus qu’à sa personne.

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Grégoire Guérard, La Transfiguration © Françoise Auger-Feige

Des échanges

La France alors, terreau fertile pour l’implantation et la croissance des peintres des Pays-Bas ? Indéniablement. Présents dans diverses régions (Picardie, Touraine, Île-de-France…) ces peintres ont livré des apports nouveaux, donnant par exemple à la peinture chrétienne une gestuelle plus naturelle, plus proche des petites gens lorsqu’on la place en comparaison avec les expressions figées et antiquisantes de leurs pendants italiens.

Quant à la pratique du portrait, il ne serait pas exagéré que de dire qu’elle connaît une petite révolution sous cette influence nordique. Mais nous ne vous en dirons pas davantage sur la question, le mieux étant encore que vous parcouriez ce nouvel accrochage temporaire, qui nous a enthousiasmés !

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