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Goscinny, grand enfant du 7e art à la Cinémathèque

Agathe Lautréamont 10 octobre 2017

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Il y a maintenant 40 ans, le 5 novembre 1977, disparaissait le scénariste, dessinateur et humoriste René Goscinny, foudroyé par une crise cardiaque. Brutalement, toute une génération d’amoureux de bande-dessinée se retrouvait orpheline des bons mots, fulgurances et autres calembours d’un homme haut en couleurs, jamais à court d’idées dès qu’il était question de faire rire. La Cinémathèque de Paris rend un vibrant hommage à Goscinny, en explorant la passion de celui-ci pour le… cinéma ! Visite d’une expo coup de cœur de la rédaction.

10- AP Asterix le Gaulois

Uderzo et Goscinny pour la sortie du film Astérix le Gaulois,  1967 © Fonds d’archives Institut René Goscinny

Un petit couloir étroit, couvert des dates de naissance et de mort de René Goscinny (1926-1977). Un peu plus loin, les premières aquarelles, inspirées des grands classiques de l’américain Walt Disney. Encore quelques pas et nous rencontrons Laurel et Hardy qui, transportés au Far West par la magie du cinéma, esquissent quelques pas de danse à l’entrée d’un saloon, l’air de rien mais les prunelles pétillantes de malice.

D’autres extraits de films suivent : Buster Keaton, Elizabeth Taylor et Lee van Cleef. Nous voici intelligemment introduits aux premières influences de l’immense scénariste de bande-dessinée René Goscinny. Avec « Goscinny et le cinéma : Astérix, Lucky Luke et cie », la Cinémathèque, annonçons-le d’emblée, a réalisé un véritable coup de maître d’exposition grâce à un parcours plaisant aussi bien aux petits qu’aux grands-parents, tout en parlant aux jeunes trentenaires.

Car ce cheminement muséal prend la forme d’une vraie déclaration d’amour au cinéma, de Charlie Chaplin à l’Astérix en images de synthèse d’Alexandre Astier en faisant un détour par l’âge d’or du péplum hollywoodien ou du western spaghetti.

18- POOR lone 665

Une case de fin d’un album « I’m a poor lonesome cowboy » © Lucky comics, 2017

Influences

Nous débutons notre visite assis à une table d’écolier, tandis que l’histoire du Petit Nicolas est racontée par des dessins à la plume, des adaptations pour la TV et autres planches de BD originales. Presque quarante ans après, dans la récente adaptation au cinéma Le Petit Nicolas (2009), les scénaristes ont glissé entre les mains des jeunes acteurs un exemplaire de la revue de l’enfance de nos parents, Pilote, dans laquelle on découvrait les aventures d’un petit gaulois blond et malicieux et de son gros (pardon, un peu enveloppé) camarade au menhir…

Et nous voici introduits à la longue étape de l’exposition consacrée aux aventures d’Astérix et Obélix, imaginées avec le compère de toujours, Albert Uderzo. Car évidemment, comment évoquer Goscinny sans parler du village des irréductibles gaulois ?

pilote

Goscinny et Uderzo dans les Studios Idéfix, 1967 © Fonds d’archives Institut René Goscinny

Références

Des gaulois dont les aventures ont à peu près tout parodié : le Tour de France, les Belges (cela va sans dire, pour un univers de bande-dessinée) et bien sûr le cinéma qu’aimait tant René Goscinny. Au fil des planches et des extraits projetés, nous reconnaissons Ben Hur (1959), Caligula (1979), Cléopâtre (1963)… tandis que du bout des lèvres, on s’amuse à réciter les répliques cultes du jubilatoire Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre réalisé par un autre grand enfant, Alain Chabat, en 2002 (et oui, déjà).

Éléments de décors, influences diverses et costumes nous rappellent le succès colossal des aventures des deux gaulois, aventures qui perdurèrent après la mort brutale de Goscinny en 1977. Albert Uderzo, en hommage à son ami disparu, a tenu à continuer de signer les albums de leurs deux noms.

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La scène de l’orgie romaine du Satyricon de Fellini © DR

De la Bretagne au Far West

Mais il est maintenant temps de quitter l’Armorique, pleins gaz vers le Far West où nous attend une autre compagnie que nous connaissons bien : Lucky Luke, Jolly Jumper, Rantanplan et les quatre Frères Dalton. Goscinny (scénario) et Morris (dessins) furent tous deux biberonnés aux films de western réalisés par le cinéma hollywoodien. Et les deux amis portèrent au pinacle l’art de la parodie.

Sous le trait de Morris, on peut s’amuser à reconnaître deux John : Ford et Wayne. Les albums de Lucky Luke adressent d’indénombrables clins d’œil à La chevauchée fantastique (1939), au Massacre de Fort Apache (1948), au Cavalier du Désert (1940) et bien sûr, au Bon, à la Brute ainsi qu’au Truand.

Dans un coin de fenêtre de saloon, on peut se délecter de l’inénarrable scène de bagarre du film Les Conquérants (1939), passage clé du long-métrage que Goscinny connaissait par cœur et qui lui a servi bien sûr d’inspiration pour les histoires du cow-boy qui tire plus vite que son ombre, mais aussi aux gigantesques empoignades qui rythment la vie du village d’Astérix. On admire, on devine, on reconnaît et on rit comme des enfants.

Logo Studio idéfix

Logo des studios Idéfix © DR

On y va !

Mais nous nous arrêterons là dans la description, tout en vous disant que l’exposition est encore riche, très riche. De l’histoire des studios Idéfix (qui a produit les dessins-animés tirés des BD de Goscinny) aux liens étroits tissés entre le scénariste et la télévision de son époque, il y a encore beaucoup à raconter. Prenez le temps de lire les planches signées Goscinny et Gotlib, impayables. Et surtout, repartez de l’exposition le sourire aux lèvres. Mais ça, inutile de le dire…

GOSCINNY ET LE CINÉMA

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A l’occasion du quarantième anniversaire de la disparition de René Goscinny, La Cinémathèque française (Paris) et La Cité internatio...

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