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Gauguin au Grand Palais : voyages, couleurs, magies

Agathe Lautréamont 10 octobre 2017

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Il y a quelques jours sur exponaute, nous vous avions parlé du long-métrage  « Gauguin : voyage de Tahiti. » Le postimpressionniste, apparemment, continue d’occuper le paysage culturel de France puisqu’après avoir investi les salles obscures, le peintre a posé ses valises du côté du Grand Palais. L’institution culturelle nous propose une exposition certes très classique dans son cheminement, mais indéniablement riche et très instructive. De Paris aux Marquises en passant par Pont-Aven et Copenhague, découvrons le cheminement de Paul Gauguin.

Autoportrait au Christ jaune

Paul Gauguin (1848-1903), Portrait de l’artiste au Christ jaune, 1890-1891

Le sourcil légèrement froncé, sur une toile au format étrangement paysage, Paul Gauguin nous interpelle depuis la toute fin du XIXe siècle. « Et toi, que vois-tu ? » semble nous demander l’artiste, nez prononcé et moustache épaisse au-dessus de la lèvre. En effet, que voyons-nous ? Pas uniquement un autoportrait au regard profond, pas seulement une harmonie de teintes chaudes et terreuses.

Mais un visage anguleux, ourlé d’ombres marquées, qui pose entouré d’artefacts étranges. Une sculpture en bois reprenant les codes du tiki des Antilles et un Christ en croix, à la peau étonnamment jaune. Deux icônes, deux cultures, deux symboles que tout semble opposer se trouvent étrangement rassemblées par un Paul Gauguin qui n’était pas avare des expérimentations et du rassemblement des influences contraires.

Et toujours, sa touche épaisse, rehaussée de liserés noirs, que l’on reconnaît après tout entre toutes. C’est probablement pour cela que Gauguin fascine encore aujourd’hui, autant, et qu’on peine à véritablement le « classer » ; comme après tout bon nombre de ses contemporains.

300dpi_GAUGUIN_Dans les vagues (Ondine I)

Paul Gauguin (1848-1903), Dans les vagues, 1889

De la Bretagne à Tahiti

Alors bien sûr, lorsque vient sur les lèvres le nom de Paul Gauguin, apparaissent dans nos pensées les palettes brûlantes et les formes dansantes des toiles réalisées à Tahiti, aux Marquises, ces îles que le peintre explora durant de nombreuses années et où, espérait-il, il parviendrait à retrouver une humanité enfance, vierge, préservée des vicissitudes de son époque. De ces passages dans les Antilles, Gauguin rapporta plusieurs chefs-d’œuvre que nous avons tous en tête. Mais Gauguin, c’est aussi l’artiste qui s’est constamment cherché au long de sa prolifique carrière.

D’abord à Paris (on pense que l’artiste exécuté ses premières œuvres aux alentours de 1873), puis en Bretagne, du côté de la charmante Pont-Aven. De passage à Arles, puis en voyage à Copenhague, avant de partir dans l’océan Pacifique, Gauguin a toujours gardé en tête son enfance passée à Lima, au Pérou. Dans ses veines, coule le sang d’un voyageur, d’un explorateur, assoiffé de nouveauté et de changement. Alors, aussi bien dans sa vie que dans son art, le peintre expérimenta ; ce qui explique en partie le sous-titre de l’exposition temporaire choisie par le Grand Palais : « L’alchimiste ».

300dpi_GAUGUIN_Ahaoe feii (Eh quoi tu es jalouse)

Paul Gauguin (1848-1903), Ahaoe feii? (Eh quoi ! Tu es jalouse ?), 1892

Vrai et faux

Mais un alchimiste, s’il cherche, s’émerveille et parfois découvre, c’est avant tout et surtout celui qui poursuit une quête vaine : celle de la pierre philosophale capable de changer le plomb en or. Paul Gauguin a-t-il couru toute sa vie après une chimère, un désir vain ? Mais après tout pour être artiste, ne faut-il pas savoir cultiver un grain de folie dans sa création ? Un alchimiste cependant, est aussi un affabulateur et comme on le sait, Gauguin a bien voulu raconter ce qui lui convenait de ses séjours sur les îles…

Il serait vain dans cet article de vouloir vous livrer un compte-rendu précis et exhaustif d’une rétrospective d’une rare richesse, qui a réussi le tour de force de rassembler pas moins de deux cent trente œuvres de l’artiste. Huiles sur toile, céramiques, gravures, sculptures, dessins… En vérité, ce qui intéresse le Grand Palais et capte notre attention, ce sont bien les concordances fascinantes dans les créations de Gauguin.

veile

Paul Gauguin (1848-1903), Manaò tupapaú (L’Esprit veille, dit aussi L’esprit des morts veille), 1892

À visiter

Qu’il exploite la terre cuite, le crayon ou l’aquarelle, l’artiste a vu sa créativité parcourue des mêmes fils rouges tout au long de sa carrière.  Utilisation de techniques artistiques récentes, thématiques récurrentes comme celles de la tradition, de la femme liée à l’élément aqueux, de la religion chrétienne ou des mondes préservés, Gauguin est inlassablement revenu à ces sujets, dans des palettes qui se sont réchauffées au fil des années. Des bleus et blancs de Pont-Aven aux oranges et roses de Tahiti, on peine parfois à croire qu’il s’est écoulé une poignée d’années.

GAUGUIN

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