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De Paul Cézanne à Yayoi Kusama : le MoMa investit la Fondation Vuitton !

Agathe Lautréamont 10 octobre 2017

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Cela fait maintenant une poignée de mois que nous vous parlons sur exponaute de cet événement artistique et maintenant, le voici qui a enfin ouvert ses portes ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Fondation Louis Vuitton a su créer une véritable attente au sujet de son nouvel accrochage temporaire, intitulé «  Être moderne : le MoMa à Paris ». Une attente justifiée, car la sélection de plus de deux cents œuvres proposée jusqu’au 5 mars prochain vaut indéniablement le détour par le Bois de Boulogne ! Visite…

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Pablo Picasso, Jeune garçon au cheval, 1905-1906© MoMa, New York

Après une exposition temporaire vivement remarquée consacrée à la collection Chtchoukine, la Fondation Louis Vuitton semblait bien décidée à transformer l’essai en proposant un tout nouveau parcours « blockbuster », capable lui aussi d’attirer les foules. En nouant un étroit partenariat avec le Museum of Modern Art de New York, l’institution culturelle du Bois de Boulogne a créé l’événement et a par ailleurs très tôt dans l’année communiqué à ce sujet.

De suite, les superlatifs ont fusé, soulignant l’aspect rare de cette collaboration entre deux musées séparés par l’Atlantique. Puis les questions se sont posées : quelles pièces issues de la collection du MoMa vont venir temporairement s’installer sous les cimaises du musée imaginé par Frank Gehry ? Chez exponaute, nous avons pu parcourir les blancs couloirs de la Fondation redécorés aux couleurs du MoMa et le moins que l’on puisse dire est que nous y avons admiré de très belles surprises.

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Salvador Dalí, La persistance de la mémoire, 1931 © MoMa New York

Chronologie

La Fondation Vuitton a opté pour un cheminement très classique, puisque chronologique. L’exposition temporaire s’ouvre donc en toute logique par le tout premier Museum of Modern Art, celui imaginé par son légendaire fondateur, Alfred H. Barr Junior. Immédiatement sur notre droite, les lignes pures et dorées de L’oiseau dans l’espace de Constantin Brancusi. Dressé sur un imposant socle, l’animal réduit à une simple courbe nous toise de toute sa splendeur et oriente, sans vraiment le vouloir, notre regard vers d’autres chefs-d’œuvre de l’art moderne qui nous attendent silencieusement.

Juste derrière Constantin Brancusi, un autre expérimentateur mais cette fois maniant le pinceau plutôt que le ciseau : Paul Cézanne. C’est l’artiste du sud de la France qui orne d’ailleurs l’affiche de l’exposition de la Fondation Vuitton, avec Le Baigneur, exécuté aux alentours de 1885. À l’or chaud du sculpteur d’origine roumaine, répondent les tons glacials de bleu, blanc et gris de l’heure de la baignade du peintre récemment mis à l’honneur par le Musée d’Orsay.

La touche épaisse, rectiligne de Cézanne, cernée de traits noirs, crée un contraste intéressant avec Brancusi, se dit-on en tournant le regard vers une autre toile de Cézanne, une nature morte, typique de celui qui se plaisait à dire qu’il pourrait étonner Paris avec une simple pomme à couteau.

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Mark Rothko, N°10, 1950 © MoMa New York

Peinture, film et photo

Quittons La persistance de la mémoire de Salvador Dalí, la Gare Montparnasse de Giorgio de Chirico ou encore la fameuse scène de l’escalier d’Odessa dans Le Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein pour nous diriger vers des décennies un peu plus proche de nous. Un peu plus avant dans l’exposition, nous pénétrons les années 30 et 60 pour partir à la rencontre d’œuvres de Jackson Pollock, Mark Rothko ou Willem de Kooning.

L’abstraction, les formes géométrique d’Ellsworth Kelly nous prennent la main, interrogent notre perception et nous proposent une déambulation expérimentale, avant de nous laisser déboucher au cœur du Pop Art. Bien sûr, les deux Grands sont brillamment représentés : Andy Warhol et sa série de soupes en conserve qu’on ne présente évidemment plus et bien sûr Roy Lichtenstein, qui détournait malicieusement les cases et couvertures de bandes-dessinées bon marché pour interroger la modernité américaine.

Une pointe de regret de ne voir exposée qu’une seule photo de la photographe Diane Arbus. Bien sûr, nous pouvons admirer une des plus célèbres, celle des deux jumelles (Identical Twins), mais une figure aussi majeure de la photographie aurait peut-être mérité une mise en avant plus prononcée.

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Andy Warhol, Double Elvis, 1963 © MoMa New York

Instant présent

L’ultime étape du parcours, probablement celle qui nous aura le moins marqués, est consacrée aux réalisations les plus contemporaines des collections du MoMa. Les artistes, sans cesse en quête de nouveaux médiums pour leurs productions, s’emparent d’inventions modernes touchant à la technologie, qui modifie nos rapports à la communication, au langage mais aussi plus généralement à l’humain.

Rien de surprenant à retrouver dans ces salles des pièces signées Yayoi Kusama ou les néons fluo de Bruce Nauman, tandis que la peinture fait tout de même de la résistance avec Mark Bradford.

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