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1932 : Eros roi au Musée Picasso

Agathe Lautréamont 9 octobre 2017

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On vous avait prévenus dans notre précédent article au sujet du maître espagnol : avec Picasso, les idées sont quasi-inépuisables ! Le Musée Picasso de Paris le prouve une fois de plus, en organisant sa nouvelle exposition temporaire qui n’est consacrée qu’à une seule année dans la carrière du peintre. Cette année, c’est 1932. Mais quelle année ! Productivité, renouveau artistique, découvertes plastiques mais aussi et surtout, l’amour. L’amour fou pour la toute jeune Marie-Thérèse, qui innerve le parcours.

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Pablo Picasso, Le rêve, 1932 © Succession Picasso

Bien évidemment, elle est là. Peinte dans de subtiles variations de mauve et de rose, la tête abandonnée sur son épaule, Marie-Thérèse nous attend dès le début de la nouvelle exposition organisée au sein des murs historiques de l’Hôtel Salé : « Picasso 1932, année érotique ».

Confortablement installée dans un fauteuil rouge, sur lequel Pablo Picasso la fera poser très souvent, la jeune fille (le maître et la modèle se sont rencontrés alors que cette dernière n’avait que dix-sept ans) s’abandonne à ses caresses intimes, sous l’œil scrutateur de l’artiste qui n’aime rien de plus que représenter sa nouvelle maîtresse dans des instants secrets, dans toute la beauté parfaite de sa jeune nudité, tandis que notre œil est éclairé par le blond de ses cheveux fins.

Le nouvel amour de Pablo Picasso est la clé de voûte de cette exposition temporaire, à visiter jusqu’au 11 février prochain. Un fil rouge, un essentiel, un éclat de rire que l’on croit entendre, cristallin, émaner de la pièce suivante et qui nous invite à poursuivre notre cheminement dans un univers artistique fait de joie, de couleurs claires et de beaucoup, beaucoup de plaisir. Dans tous les sens du terme.

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Pablo Picasso, Nu couché, 1932 © Succession Picasso

Amour

Car évidemment, le sous-titre de l’exposition de l’Hôtel Salé n’a pas été choisi au hasard. « Année », d’abord. En effet, nous allons suivre une exposition rigoureusement chronologique, débutant le 1er janvier 1932 et s’achevant le 31 décembre de la même année.

Au fil des salles, les dates guideront le visiteur tandis que les grands événements de cette période seront explicités par les œuvres produites par Pablo Picasso mais aussi éclairées par des documents personnels, des photographies, des extraits de correspondance et même un petit film. « Erotique », ensuite. Marie-Thérèse dans le plus simple appareil probablement à Boisgeloup, Marie-Thérèse sur la plage à peine rendue anonyme par le surnom de « baigneuse », Marie-Thérèse en buste marmoréen, Marie-Thérèse violentée par la figure mythologique du Minotaure, à laquelle le peintre espagnol s’identifiait beaucoup…

Les visiteurs assidus de l’exposition du Musée des Beaux-Arts de Rouen, Picasso à Boisgeloup, reconnaîtront au passage nombre de peintures déjà exposées dans l’institution normande et qui sont accrochées, désormais, à Paris.

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Pablo Picasso, La lecture, 1932 © Succession Picasso

Fureur

Du fait de la thématique et de son organisation purement chronologique, l’exposition temporaire du Musée Picasso de Paris nous donne l’impression de pénétrer véritablement dans l’intimité de l’artiste et de ses proches ; comme si nous étions en train de feuilleter un agenda, entre les pages duquel on a glissé des photos d’êtres chers et esquissés sur chaque espace libre une silhouette, une nature morte, une figure mi-homme mi-animal. Picasso, tout au long de cette annus mirabilis peint, dessine, grave et sculpte comme pris d’une fièvre incurable.

Il la voit, il la sent, il la touche, Marie-Thérèse. Son mariage avec Olga Picasso, autre muse à laquelle l’institution culturelle a dédié une exposition les mois derniers, bat de l’aile. Olga possessive voit filer entre ses doigts un époux par nature volage, incapable de fixer son amour et son attention sur une unique femme.

En fréquentant Marie-Thérèse, Picasso ne retrouve pas uniquement une seconde jeunesse, la blonde et délicate muse va donner un véritable coup de fouet à sa création artistique, plus que jamais empreinte de sexualité épanouie et complice. Mais nous n’en dirons pas plus pour le moment ! Nous reviendrons plus longuement dans un second temps sur les magnifiques œuvres qui jalonnent le parcours temporaire…

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