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La nuit sera blanche et pop !

Anne Malary 7 octobre 2017

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Vous vous apprêtez peut-être à arpenter les rues de Paris cette nuit. L’art contemporain prend ses quartiers « in » dans le centre et au nord de la ville, et donne à cette dernière des accents pop ! Voici un aperçu des scènes qui impressionneront, feront sourire et danser au pluriel… car la direction artistique a voulu cette édition collective, collaborative, interactive. Action !

Mille et une danses – Olivier Dubois – Forum des Halles – Canopée

Nuit unique et en rythme !

Le format est complexe : une nuit est éphémère par essence. L’instant présent et contemporain devient durant Nuit Blanche 2017 mouvement des rythmes, des corps et des peuples, mouvement pop !

Dans le jardin Nelson Mandela, la vidéo English Magic de Jeremy Deller présente, majestueuses, des ailes de rapaces qui se déploient hors puis dans le champ de la caméra. Superbe élan, particules d’air et émotion de grâce légère. Les plumes au vent luisent en dansant. Leur fait suite une élévation mécanique : celle des voitures à la casse, qui sous la neige sont prises dans les serres des machines métalliques. Les débris cabossés lévitent.

Puis ce sont des châteaux gonflables qui s’élèvent, ou plutôt les mégalithes de Stonehenge près desquels les enfants sautent et font des pirouettes. Que de voltige ! En fond sonore, le liant de tous ces éléments est un orchestre populaire de percussions jouant une musique rock, pop, le refrain de Bowie, The Man Who Sold The World. 

English Magic – Jeremy Deller – Jardin Nelson Mandela

En résonance, juste à côté, des couples et des groupes dansent sur les terrasses de la Canopée aux Halles. De là, on doit se pencher pour avoir la meilleure vue sur le choeur des danseurs. C’est une marée humaine qui gesticule, et l’on ne sait plus parmi elle qui est du public et qui est performeur. Les danseurs ne sont jamais froids, ils gardent une expression familière et spontanée pendant quinze minutes électriques. Parfois, deux files se font face puis tourbillonnent d’un même rythme, d’un même âge, une même vague. Alors c’est nous que l’on voit en face ou en bas, juste là. On se regarde mouvoir au rythme d’une énergie contagieuse.

Plus de 300 candidatures ont été présentées pour participer à cette oeuvre vivante, toutes ont été acceptées par le chorégraphe Olivier Dubois. Ces corps ne sont jamais au sol, ils sont toujours glorieux. Ce sont des danseurs et des amateurs âgés de 17 à 70 ans, accompagnés par 150 instrumentistes des Conservatoires de Paris. Ensemble, ils représentent et interprètent des scènes et des musiques épiques comme on en voit qu’au cinéma. Cela se nomme Mille et une danses, et le spectacle dépasse en réalité la fiction. Il atteint, attrape, et fait au moins taper du pied, très vite se trémousser… On en sort joyeux !

Si vous prend l’envie irrésistible de continuer de danser, rendez-vous au Bal Pop du CENTQUATRE, pour une valse sur les tubes aux rythmes dynamiques et aux titres révolutionnaires signés Manu Chao – Clandestino – ou Lady Gaga – Born this Way

Nuit-spectacle, tous acteurs !

Dans le centre, des lettres blanches et imposantes se déplacent sur les rives de la Seine. L’oeuvre est signée Invisible Playground Network. Et ceux qui la dirigent sont ceux qui la regardent. Ce projet participatif est aussi ludique que viral, comme un jeu vidéo se propagerait dans l’espace réel, les lettres dansent une chorégraphie de ballet humain.

Pour les faire bouger en effet, il faut télécharger l’application La Marée des lettres, et répondre à une indication : « Écris une lettre d’amour / un manifeste /… » La phrase qui récolte ensuite le plus grand nombre de votes sur les réseaux sociaux est écrite en lettres blanches monumentales. La parole populaire investit littéralement et matériellement la place publique. Et la Seine, miroir populaire, reflète comme en écho ces mots qui seront pris en photo, repostés sur les réseaux… Entre les sphères réelle et digitale, pas de frontière.

(LA) HORDE – Terrain SNCF – Halle Hébert

Au nord, la Halle Hébert, friche SNCF, est investie par le collectif (LA) HORDE. 150 danseurs, performeurs, designers… conçoivent et jouent des scènes devant des caméras. Ils occupent tout l’espace de la halle qui sera bientôt détruite.

Un homme chante un opéra lyrique à un monte-charge, séduisant ballet sous la lumière des projecteurs. Au fond du hangar gris désaffecté, une limousine sur laquelle s’agglutinent, presque pêle-mêle, une femme avec son cabas à légumes, un homme sans pantalon, une femme en robe de grand soir… Au sol, un flux de protagonistes écrit à la bombe « DEMAIN EST ANNULÉ », mots sans cesse effacés par d’autres passants, sans cesse réécrits. Et nous au milieu constatons la scène absurde dans ce no man’s land sauvage et urbain. Nous nous déplaçons ainsi sur les plateaux d’un tournage de nuit, au milieu des acteurs qui nous ressemblent et nous déroutent, visages étranges et familiers.

À Nuit Blanche ce soir, le melting-pot sera instantané.

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