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Manguin, la redécouverte de la couleur au Musée de Giverny

Agathe Lautréamont 4 octobre 2017

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Le 5 novembre prochain, une des plus belles expositions de cet été fermera définitivement ses portes. Si vous avez déjà eu le bonheur de vous rendre du côté de Giverny, vous n’avez pas pu passer à côté du superbe Musée des Impressionnismes, niché dans un écrin de verdure rafraîchissante et luxuriante. Alors que le parcours temporaire « Manguin, la volupté de la couleur » est sur le point de se terminer, on vous donne quelques bonnes raisons pour courir la voir…

Un artiste peu connu

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Henri Manguin, Amandier en fleurs, 1907 © Collection particulière

Qui, parmi nombre d’entre nous, connaît en vérité Henri Manguin (1874 – 1949) ? Chapeau mou aux tons chauds vissé sur la tête, une épaisse barbe noire lui mangeant les joues, le regard doux mais pourtant scrutateur, c’est l’artiste en personne qui nous accueille au sein de l’exposition temporaire du Musée des Impressionnismes de Giverny. Pourtant, son nom parle peu. Il fut contemporain d’Henri Matisse, fut très ami avec Paul Signac, entretenait une abondante correspondance avec Albert Marquet. Pourtant, on trouve peu d’œuvres du peintre de la volupté (comme aimait à le surnommer Guillaume Apollinaire) dans les collections des musées français.

Aussi le Musée des Impressionnismes de  Giverny a-t-il dû faire appel à de nombreux collectionneurs privés pour pouvoir mettre sur pied ce parcours rare et surtout terriblement réjouissant. Mais n’est-ce pas là le bonheur des expositions ? Nous proposer une rencontre avec des artistes talentueux, originaux et qui ont des innovations artistiques à proposer ? Indéniablement, le parcours « Manguin, la volupté de la couleur » est une réussite et une découverte des plus réjouissantes.

Fauve et moderne

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Henri Manguin, La couseuse, Jeanne, 1907  © Collection particulière

À compter de 1904, le couple Manguin décide de s’établir dans un tout autre décor que les rues animées de Paris : direction le climat du sud de la France, plus précisément à Saint-Tropez. L’endroit est chargé de bonnes vibrations artistiques : la villa qu’occupent Manguin et son épouse avait été louée par Henri Matisse et à quelques pas de là, vit Paul Signac. Les deux peintres ne tardèrent d’ailleurs pas à sympathiser, discutant art et modernité de la touche.

Enthousiasmé, rêveur, euphorique, Manguin passe de l’aquarelle à l’huile sur toile avec une productivité étonnante. Ses œuvres, tout dans le même temps, frémissent de couleurs épaisses, brutes, vives. L’atmosphère de ses œuvres se meut peu à peu en un monde absolument flamboyant où s’embrase le bonheur de vivre et ce, peu importe le sujet choisi par le créateur : une table à la nappe fleurie dressée pour le repas ou une douce compagne lisant dans la fraîcheur de son balcon ouvert sur un paysage grandiose et apaisant à la fois.

Peindre le bonheur

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Henri Manguin, La pinède à Cavalière, 1906 © Collection particulière

C’est probablement l’impression la plus prégnante, la plus palpable, que l’on retrouve tout au long du nouveau cheminement muséal de l’institution normande. Partout sur les murs du musée, où que l’on pose le regard, un seul sentiment se dégage : le bonheur. Et on peut le comprendre. Là où l’histoire de l’art moderne nous a beaucoup habitué à ces artistes sans le sou, qui peinent à être reconnus à leur juste valeur du fait de leur avant-gardisme ou de leurs thèmes jugés pour l’époque trop osés ou simplement indécents, ici nous rencontrons un peintre on ne peut plus épanoui.

Fauve parmi les fauves, moderne dans ses aplats de couleurs, Henri Manguin a eu la chance, très tôt, d’être reconnu et de vendre honorablement ses huiles sur toiles. Paysages, natures mortes, nus féminins : tous les sujets lui convenaient mais aussi lui réussissaient, ce qui fait qu’il put tout au long de sa carrière vivre de son art ; ce dont peu de ses contemporains peuvent se targuer.

Alors Manguin peint le monde tel qu’il le voit, sous le prisme de la joie. Les horizons sont éternellement clairs, les cieux toujours bleus, les fleurs constamment épanouies.

 

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MANGUIN, LA VOLUPTÉ DE LA COULEUR

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