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Les forêts natales, berceau d’un art sublime, au Musée du Quai Branly

Agathe Lautréamont 4 octobre 2017

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Elles se dressent, fières, les traits impénétrables, comme pour nous signifier : « vous entrez dans notre royaume ». D’indénombrables sculptures, de la taille d’un  pouce ou de celle d’un enfant, sombres ou claires, brutes ou raffinées, mais ayant en commun une ineffable beauté. Le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac présente, jusqu’au 21 janvier prochain, l’événement « Les forêts natales : Arts d’Afrique équatoriale atlantique » ; un parcours lumineux parmi les bois obscurs dans lesquels ont été taillées des idoles séculaires et méconnues. Un voyage initiatique.

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© Agathe Lautréamont, 2017

De ses deux petits yeux blancs, resserrés, un gardien nous regarde. Un air mécontent ? Fier, peut-être ? Toujours est-il que d’emblée, on se sent humble, très humble. Dit-il : « n’approchez point » ? Ou au contraire : « Venez, et songez ». Car le rôle de cette statuette de bois ornée de coquillages et de perles soufflées dans le verre est bien celui de la protection. Il protège un reliquaire, dans lequel sont précieusement conservés les ossements des ancêtres. Sa posture, bras en avant et jambes fléchies, indique une fonction des plus graves, importantes. Cruciales.

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© Agathe Lautréamont, 2017

Cette œuvre datée du XIXe siècle sert d’introduction à la nouvelle exposition temporaire du Musée du Quai Branly – Jacques Chirac : « Les forêts natales : Arts d’Afrique équatoriale atlantique » ; un cheminement qui propose de questionner les liens et les mutations de formes dans les arts pratiqués dans une aire géographique et culturelle vaste : l’Afrique équatoriale.

Cet espace s’étire en effet de la République gabonaise jusqu’à l’océan atlantique et les échanges entre les différentes régions furent des plus intenses. Comment ? Pourquoi ? C’est ce coin de voile que le musée d’ethnologie cherche à relever, un petit peu.

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© Agathe Lautréamont, 2017

En premier lieu, mais comme c’est presque toujours le cas avec l’institution parisienne, nous devons lever notre chapeau à la scénographie. Chaque statue, masque, sculpture repose dans sa propre vitrine, lumineuse, vaste, idéalement éclairée. Ce qui permet au visiteur de tourner, s’il le désire, tout autour de l’œuvre pendant de longues minutes. Présentées dispersées dans une salle ou sagement alignées dans un esprit sériel superbe, chaque sculpture affirme sa propre identité ; on peut comprendre ses détails, admirer ses ornements, étudier les nervures du bois.

Le clou du spectacle, indéniablement, réside dans l’étape consacrée aux gardiens reliquaires du peuple Kota établi principalement au Gabon. Devant une vitrine courbe, qui s’étend en fil doux jusqu’à l’extrémité d’une salle monumentale, notre regard s’étend sur des dizaines et des dizaines de figures d’ancêtre, aux visages ronds ou géométriques, les jambes figurées par un simple losange ; comme des équilibristes.

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© Agathe Lautréamont, 2017

Le voyage proposé par le Quai Branly est aussi bien géographique que temporel, puisque les pièces présentées dans le parcours (dont un grand nombre provient de collections privées) ont été datées du XVIIe au XIXe siècle. Ainsi, tout en admirant les sculptures qui composent l’exposition, on suit en vérité les différentes migrations qui ont animé cette vaste zone africaine ; des migrations bantoues qui se déroulaient majoritairement du nord vers le sud et d’est en ouest, entre les XVIe et XVIIe siècles.

Les allers et retours, les bifurcations, les reflux, ont favorisé la porosité des styles artistiques pour nous livrer une pluralité étonnante de créations. Comme un jeu de piste, on s’amuse à définir quel peuple, quelle région a pu infuser son goût dans un masque en bois ou une figurine éclairée d’indénombrables coquillages.

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© Agathe Lautréamont, 2017

Nous admirons alors, au long du parcours, des formes artistiques surprenantes, mais parfois avec un pincement au cœur : les créateurs sont anonymes, ils ne signent pas leurs œuvres. Alors on ne peut que connaître leur zone géographique, leur matière, leur époque… Peut-être ce silence de la main artistique permet-il à notre imagination de travailler davantage, à notre regard de s’aiguiser. Dans de prochains articles, nous verrons plus en détail toutes ces variations et diffusions… À très vite !

 

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