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3 bonnes raisons d’aller voir l’exposition Eduardo Arroyo à la Fondation Maeght

Laura Bourdon 22 septembre 2017

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La Fondation Maeght accueille depuis le 1er juillet une grande rétrospective dédiée au travail de l’un des pionniers de la figuration narrative, icône majeure de sa génération, le peintre Eduardo Arroyo.

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Eduardo Arroyo, El retrato de Dorian Gray, 2014 © Adagp, Paris 2017. Photo Adrian Vazquez.

Eduardo Arroyo est un peintre espagnol né en 1937 à Madrid. « Dans le respect des traditions » est le titre qu’il choisit pour l’exposition rétrospective de son œuvre à la Fondation Maeght, un titre à l’image d’une œuvre teintée d’humour et d’une pointe d’ironie, armes dont il se saisit régulièrement pour se jouer des hommes et des situations.

L’exposition permet de rendre compte de l’ensemble des facettes du travail de l’artiste, qui tout à la fois peint, sculpte, dessine, écrit. Car Eduardo Arroyo est aussi écrivain, une passion qu’il communique à travers sa peinture. Cette dernière se lit comme un récit, elle se veut le théâtre d’histoires avec un début, une fin, des personnages fictifs ou réels désacralisés, mêlée d’intrigues et d’anecdotes surprenantes.

Parcourant l’ensemble d’une longue carrière jusqu’aux œuvres les plus récentes du peintre, l’exposition est un régal absolu et l’on vous livre trois raisons d’aller y faire un saut !

L’Espagne obsédante

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Eduardo Arroyo, La mujer del minero Pérez Martinez llamada Tina es rapada por la policia, 1970 © Adagp, Paris 2017. Photo DR.

Eduardo Arroyo est un enfant de la guerre d’Espagne. En 1958, il choisit de s’exiler à Paris contre le régime franquiste. Mais son pays natal et les bouleversements de l’époque ne cesseront de rejaillir sur son œuvre, par le biais de la thématique de l’exil et des assassinats politique. En témoigne le bouleversant tableau qu’il réalise en 1970, intitulé La mujer del minero Pérez Martinez llamada Tina es rapada par la policia.

Arroyo rend ici hommage à Constantina Perez, appelée Tina. Symbole de résistance majeur, elle prit la tête d’un mouvement de grève dans les mines en 1962, le premier depuis la dictature de Franco. Arrêtée par la police, son crâne fut publiquement rasé. Elle mourut à la suite de tortures. Arroyo livre un portrait poignant de cette femme. Visage déconfit, larmes perlant le long de son visage, Tina porte des boucles d’oreilles aux couleurs de l’Espagne.

Des personnages familiers

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Eduardo Arroyo, Arthur Quiller-Couch dit Q. What odds?, 2016 © Adagp Paris 2017. Photo Claude Germain.

Si Eduardo Arroyo emprunte à l’Histoire, l’histoire de l’art, la politique, les grands débats sociétaux d’hier et d’aujourd’hui qu’il s’applique à réécrire avec beaucoup d’esprit, de malice et de fantaisie, déambuler dans son univers c’est aussi partir à la rencontre de personnages familiers. De Hodler à Napoléon, de la Reine d’Angleterre à Dorian Gray, Arroyo met en scène d’illustres figures littéraires ou artistiques connues de tous.

Nous sommes devant le corps de van Gogh étendu sur le billard d’un café d’Auvers-sur-Oise ou bien, face à la mort de Q (Arthur Quiller-Couch dit Q.), écrivain qui recommandait d’exercer son esprit critique en sachant « assassiner ses chéris », comme le fait parfaitement le peintre Arroyo, dans sa pratique plastique autant que littéraire.

De l’humour !

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Eduardo Arroyo, Titan White Rembrandt I, 1969 © Adagp Paris 2017. Photo DR.

« Dans le respect des traditions » est aussi l’occasion de plonger dans l’univers d’un « homme aux milles ruses », comme Ulysse ; un Eduardo Arroyo touchant de vérité, observateur ironique des sociétés et des hommes. En témoigne le tableau Titan White Rembrandt I, hommage à la figure de Winston Churchill ; mais non pas à la figure politique qu’il était et que l’histoire a retenue. Plutôt à celle de Churchill artiste-peintre, soigneux de « rendre vivant un cm² d’une toile ».

 

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EDUARDO ARROYO

01/07/2017 > 12/11/2017

Fondation Maeght

SAINT-PAUL

Eduardo Arroyo est aujourd’hui considéré comme l’un des grands peintres espagnols de sa génération. Né en 1937 à Madrid et rattach...

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