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Que voir à la 2e biennale des photographes du monde arabe contemporain ?

Agathe Lautréamont 13 septembre 2017

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Après une première édition qui avait animé l’automne culturel de la capitale, la Biennale des photographes du monde arabe contemporain revient pour un deuxième volet en ce début de mois de septembre. Soutenu par Jack Lang (président de l’IMA, qui prend part à cette biennale) et s’étendant dans huit espaces culturels différents, l’événement photographique présente pas moins de cinquante artistes, venus de divers horizons mais qui, tous, livrent un regard tout à fait personnel sur le vaste monde arabe. Voici une sélection de ce que nous avons aimé…

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Farida Hamak, Bou Saada, 2014 © Farida Hamak – Regard Sud

Du 13 septembre au 12 novembre 2017, les amoureux de photographie ont rendez-vous avec l’est de la capitale, là où bat le cœur de la deuxième biennale des photographes du monde arabe contemporain. Il y a deux ans, nous vous avions parlé sur exponaute de cet événement initié par l’actuel président de l’Institut du Monde Arabe, Jack Lang, dont nous avions beaucoup apprécié l’originalité.

En cette année 2017, il est temps pour la Biennale de présenter au grand public sa nouvelle édition étendue dans pas moins de huit espaces culturels ; mais c’est une édition sur laquelle plane cependant une ombre de chagrin… L’événement est en effet dédié à la mémoire de la photographe Leila Alaoui, dont certaines images avaient été mises en avant pendant le volet 2015.

La jeune franco-marocaine, aux images prometteuses, a été fauchée par les terroristes d’AQMI lors d’un séjour à Ouagadougou, en janvier 2016. Cette note tragique ne doit néanmoins pas nous empêcher d’apprécier le parcours photographique, dont nous livrons aujourd’hui une petite sélection

À la MEP

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Farida Hamak, Oultem, Bou Saada, 2014 © Farida Hamak – Regard Sud

Du côté de la Maison Européenne de la Photographie, par là où commence le cheminement de cette nouvelle Biennale, c’est un tout petit accrochage qui a particulièrement retenu notre attention. Cette exposition discrète, c’est celle de la photographe Farida Hamak. Collaboratrice de la galerie Regard Sud, Hamak focalise son regard photographique sur la thématique de la mémoire ; un sujet qui lui est cher depuis de nombreuse années.

Privilégiant le format carré, choisissant une colorimétrie froide et douce, l’artiste livre des images d’une stupéfiante beauté, comme figées dans un instant où le temps lui-même semble retenir son souffle. On croise dans ce cheminement silencieux des silhouettes vaporeuses, drapées dans d’amples tissus clairs et souples. Les murs clairs reflètent une lumière étonnamment pâle pour ces régions du monde, tandis qu’on se laisse peu à peu porter par l’esthétique épurée bâtie par la photographe. Du grand art !

À l’IMA

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Xenia Nikolskaya, Dust, 2010 © Xenia Nikolskaya

Au sein de l’Institut du Monde Arabe, c’est une vingtaine de photographes qui ont été sélectionnés pour présenter leurs images. Selon la volonté des organisateurs de la Biennale, cette nouvelle édition ne s’est pas limitée à la mise en avant d’artistes issus du monde arabe mais a, au contraire, ouvert ses horizons à toutes les nationalités, du moment que leur travail abordait ce vaste monde d’une quelconque manière que ce soit.

C’est pour cela que nous avons eu le bonheur d’admirer le travail de photographes comme Robin Hammond (néo-zélandais) et Roger Grasas (né en Espagne en 1979). Une pluralité de visions donc, probablement nécessaires pour un « monde » qui s’étend du Maghreb à la corne de l’Afrique en passant par le croissant fertile. Que l’angle soit celui du paysage contemplatif, à l’instar de Moath Alofi ou s’attachant à des sujets plus polémiques comme en ce qui concerne les clichés de Ziad ben Romdhane, l’idée demeure cependant la même : parler d’un univers diversifié et complexe.

À la mairie du IVe arrondissement

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Hicham Benohoud, The Hole, 2015 © Hicham Benohoud – Loft Art Gallery

Parcours original pour le photographe sur lequel nous allons nous concentrer dans cette étape. Michel Slomka a en effet étudié l’histoire et l’anthropologie avant de se lancer dans le petit monde de la photographie. Né à Paris en 1986, celui-ci explique cependant que son parcours universitaire, tourné vers l’Humain et ses origines, l’a amené dans une certaine logique à s’orienter vers le photoreportage.

Au sein de la mairie parisienne, on peut découvrir  des extraits d’un reportage au long-cours que le photographe est en train de réaliser sur les Yézidis, en Irak. L’exposition alterne entre photographies posées et instants de vie fugaces et innocents, captés parmi les camps de réfugiés et les villages isolés de cette partie du monde en proie à des guerres incessantes.

DEUXIÈME BIENNALE DE PHOTO DU MONDE ARABE

13/09/2017 > 29/10/2017

Maison Européenne de la Photographie (MEP)

PARIS

L’Institut du Monde Arabe (IMA) et la MEP présentent la deuxième édition de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain qu...

Exposition terminée
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