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Et si on remplaçait la pub par l’art ?

Laura Bourdon 4 septembre 2017

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Partout où nous allons, nous sommes constamment sollicités par la publicité. Et si on remplaçait la pub par l’art ? Voilà le pari fou lancé par une jeune société bordelaise, la start-up Ôboem. A sa tête, le couple Marie Toni et Oliver Moss.

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© Julien Calot / Ôboem

L’histoire débute en 2015 quand le couple décide de partir en voyage d’un an en Amérique latine. « Nous avons été frappé par beaucoup de choses, évidemment, mais en particulier par l’absence d’agression visuelle », témoigne Marie Toni, co-fondatrice avec Oliver Moss de la start-up Ôboem. « Impression confirmée à notre arrivée à Valparaiso (Chili) où le street-art est très présent, où les murs sont couverts non pas de publicité mais de fresques, ou un quartier entier est un musée à ciel ouvert ».

À leur retour en France, le couple se questionne quant à l’idée de remettre l’art dans la rue. D’abord pour lutter contre la pollution visuelle et ainsi diminuer la pression publicitaire dans les villes. Mais aussi pour désacraliser l’art, le rendre accessible au plus large public car, « Les portes des galeries restent difficiles à franchir pour beaucoup de français et cela pour des raisons culturelles. L’accès à l’art est encore trop confidentiel », souligne Oliver Moss.

Passionnés de culture, le couple s’engage à faire valoir le travail d’artistes émergents par la location d’espaces publicitaires dans la rue. Or, cela a un coût. Un coût non-négligeable puisqu’il faut compter, à Bordeaux, 7 000 euros pour la location d’une centaine d’espaces publicitaires… pour une semaine. De là est né le concept d’Ôboem : une start-up commerciale en ligne basée sur le principe du mécénat participatif.

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© Julien Calot / Ôboem

L’idée ? Le site met en vente des œuvres d’art. Chacun peut verser à partir de 10 euros pour une reproduction d’œuvre. 50% de l’ensemble des bénéfices sert ensuite à l’achat d’espace publicitaire, tandis que les acheteurs reçoivent dans leur boîte aux lettres la reproduction de l’œuvre choisie, sous différents formats selon la somme déposée. Ainsi, tout un chacun participe au renouvellement du contenu qui sera affiché sur les panneaux publicitaires : une manière nouvelle et solidaire de consommer l’art.

L’initiative n’est pas totalement neuve puisque d’autres collectifs ont par le passé tâché de remplacer la publicité par l’art, à l’instar de la pétition Art Station déployée en juin 2016 sur la plateforme Change.org. Mais l’ambition du couple est de pérenniser ce type d’action, qu’elles ne soient pas des cas isolés ni éphémères, mais au contraire que ce type d’initiatives soit étendu au sein de diverses villes en France, en Europe et dans le monde.

La première opération de financement concerne la ville de Bordeaux et a déjà séduit près de 200 contributeurs. Alors, si vous aussi vous voulez participer du renouvellement de votre environnement urbain quotidien en remplaçant la publicité par de l’art, et ainsi, promouvoir la jeune création : rendez-vous dès maintenant sur le site Ôboem, vous avez jusqu’au 30 septembre !

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