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L’histoire des seules photographies de l’éclipse solaire de… 1854 !

Agathe Lautréamont 21 août 2017

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Huit images prises, mais seulement sept sont parvenues jusqu’à nous… Et les sept clichés sont aujourd’hui entre les mains du Metropolitan Museum. Environ quinze ans après l’invention de la photographie, deux frères vivant à Philadelphie sortirent leurs appareils et immortalisèrent l’éclipse solaire qui égaya le ciel américain au mois de mai 1854. Un témoignage aussi rare que précieux et des photographies d’une surprenante beauté.

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William et Frederick Langenheim, Éclipse solaire, 1854 © Metropolitan Museum of Art

Dans l’après-midi du 26 mai 1854, deux frères originaire d’Allemagne et installés à Philadelphie, William et Frederick Langenheim, immortalisèrent la première éclipse solaire depuis l’invention de la technique photographique, en 1839. Huit images furent saisies par la fratrie, mais seulement sept ont traversé le temps jusqu’à nous. De nos jours, elles dorment dans les collections du Metropolitan Museum of Art de New York et demeurent un exemple photographique unique de ce phénomène céleste absolument saisissant…

Les frères Langenheim figurent parmi les pionniers de la photographie aux États-Unis d’Amérique et l’importance historique de leurs clichés, on le devine, est absolument majeure. À tel point que les photographies de l’éclipse solaire sont très rarement montrées au grand public.

La dernière fois que ces images ont été exposées, c’était en 2002 et depuis, elles sont précieusement conservées dans les fonds de l’institution américaine, du fait de leur extrême fragilité. En sus, chaque cliché en possession du Met est un original et non une copie, comme cela est fréquent pour les très anciennes photographies du XIXe siècle.

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William et Frederick Langenheim, Éclipse solaire, 1854 © Metropolitan Museum of Art

Mais comment les frères Langenheim parvinrent-ils à un tel résultat avec les techniques encore peu sophistiquées de l’époque ? Une exposition longue fut capturée sur une émulsion à base d’argent apposée sur une plaque de cuivre. Jeff Rosenheim, directeur du département de photographies du Met, a expliqué dans les colonnes du New York Times que les frères ont utilisé un ensemble de huit appareils photos pour saisir de façon séquentielle la lune passant devant le soleil, au cours d’un événement qui fut si rapide qu’une technique plus simple aurait été incapable de le capturer.

Les différents stades de l’éclipse furent donc saisis à l’aide de plusieurs chambres photographiques, tandis que les plaques émulsionnées les plus petites furent réservées au moment où l’éclipse approchait de sa totalité. Les plaques furent ensuite probablement révélées directement sur place et non plus tard, dans leur studio photographique.

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William et Frederick Langenheim, Éclipse solaire, 1854 © Metropolitan Museum of Art

Les images résultant de cette expérience inédite pour l’époque est d’une qualité tridimensionnelle et sont un vrai régal pour les yeux. En effet, il ne faut pas oublier que les daguerréotypes sont fixés sur des plaques en verre, ce qui implique que la surface de la photographie est légèrement miroitante et surtout, que l’on peut voir à travers le cliché.

L’image capturée, cependant, est inversée par rapport à la réalité. En 1854, l’éclipse se déplaça de la droite à la gauche et l’événement est capturé dans le sens inverse sur les plaques du Met.

Les frères Langenheim sont particulièrement célèbres dans l’histoire de la photographie américaine. Ils expérimentèrent absolument tout entre 1840 et 1870 : techniques, émulsions… Ils s’essayèrent au portrait comme au paysage, contribuant grandement à l’évolution de la photographie dans le courant du XIXe siècle.

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