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Coquillages et chevalets : la plage vue par les peintres

Agathe Lautréamont 10 août 2017

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Pour tous ceux qui ne seraient pas encore partis en vacances en ce début du mois d’août, exponaute vous propose aujourd’hui de prendre un peu le soleil et respirer les embruns depuis votre salon. Car les belles étendues de sable de France n’attirent pas que les vacanciers, elles ont aussi joué de leurs charmes pour faire venir à elles les plus grands peintres. Impressionnistes, modernes, cubistes… Tous ont posé leurs chevalets dont les pieds étaient léchés par les vagues. Petit tour d’horizon !

Courbet et l’horizon

le bord de mer à palavas courbet 1854 musee fabre montpellier

Gustave Courbet, Le bord de mer à Palavas, 1854 © Musee Fabre de Montpellier

Un salut à une bien-aimée qui prend le large, à un paquebot transportant d’aspirants à une vie nouvelle ou simplement adressé à l’horizon infini, à qui on ne prend jamais la peine de dire bonjour, il est vrai ? L’œuvre Le bord de mer à Palavas, peinte par Gustave Courbet en 1854, paraît moins un récit qu’une suggestion, une invitation lancée à notre imaginaire.

Peut-être inspiré par les œuvres de Caspar David Friedrich, Courbet a choisi d’isoler la seule figure humaine de sa composition, la reléguant à un coin de l’œuvre. À peine esquissé, noir face à un ciel d’un bleu éclatant, il adresse un geste solennel et plein de mystère au paysage sans fin.

Les élégantes de Boudin

Sur la plage de Trouville, Minneapolis Institute of Arts, Minneapolis. 1860

Eugène Boudin, Sur la plage de Trouville, 1860 © Minneapolis Institute of Arts

Si on vous raconte qu’il y a encore un siècle et demi, les femmes et jeunes élégantes se rendaient bien sur la plage pour prendre le bon air de la mer mais… harnachées dans leurs corsets et leurs crinolines, ombrelle au vent, vous nous croyez ?

Il suffit de regarder les nombreuses toiles d’Eugène Boudin pour s’en rendre compte. Peintre de la côte normande (il affectionnait tout particulièrement les plages des très chics Deauville et Trouville), Boudin aimait observer le ballet de ces délicieuses robes de taffetas et de velours battues par les bourrasques venues de la Manche.

La plage disparue de van Gogh

Vue de la mer de Scheveningen (tempête) », a été peint en 1882

Vincent van Gogh, Vue de la mer de Scheveningen, 1882 © Van Gogh Museum

Scheveningen, à quelques encablures de La Haye, figure parmi les plus belles plages des Pays-Bas. Aussi, au fil de ses errances à travers son pays, rien de surprenant à ce que Vincent van Gogh ait choisi de planter son chevalet sur le sable sans fin de cette ville balnéaire.

En 2002 pourtant, l’huile sur toile fut volée par des malfaiteurs, qui parvinrent à s’introduire dans le Musée van Gogh d’Amsterdam. L’huile sur toile n’a été retrouvée qu’il y a un peu moins d’un an, en Italie. Un soulagement pour les visiteurs du musée qui pourront à nouveau admirer ce paysage à couper le souffle.

Étretat la blanche par Monet

Cliffs at Étretat by Claude Monet, 1886, Pushkin Museum

Claude Monet, Les falaises d’Étretat, 1886 © Musée Pouchkine

Une plage de galet gris et beige, une mer calme aux couleurs pastel, une falaise abrupte de l’éclat de la craie et, au loin, cette fameuse arche taillée par les millénaires et reconnaissable entre toutes.

Bien sûr, après les Pays-Bas, nous voici de retour en Normandie, à nous pencher au-dessus de l’épaule de Claude Monet, assis devant son chevalet en train de fixer un rayon de soleil déclinant sur les falaises immaculées de la petite ville portuaire. Les voiliers, en contrebas, semblent des ombres chinoises tremblantes, fragiles.

La lumière selon Sorolla

Joaquín Sorolla Instantané. Biarritz, 1906 © Madrid, Museo Sorolla

Joaquín Sorolla, Instantané, Biarritz, 1906 © Madrid, Museo Sorolla

L’été dernier, le Musée des Impressionnismes de Giverny avait mis à l’honneur un peintre de la lumière espagnol, à la touche moderne mais aux figures humaines classiques, aux codes esthétiques précis mais à la liberté de touche remarquable.

Ce peintre, c’est Joaquín Sorolla. La luminosité dont il nimbait ses modèles féminins, souvent vêtues de blanc, leur donne une portée virginale, intouchable et tellement délicate ! Assise sur le sable, les cheveux malmenés par le vent et le sel, ces figures hiératiques paraissent pourtant imperturbables.

Cubistes baigneuses par Picasso

baigneuse assise au bord de la mer 1929 moma picasso

Pablo Picasso, Baigneuse assise au bord de la mer, 1929 © MoMa

Ce qui est appréciable avec Pablo Picasso, c’est qu’en jetant un simple coup d’œil à ses périodes artistiques, on peut immédiatement définir s’il était dans une période faste ou au contraire, une ère de chagrin.

Lorsqu’il peint sa Baigneuse assise au bord de la mer, en 1929, l’artiste espagnol célèbre comme il le faisait si bien le bonheur de vivre, les courbes féminines, le plaisir simple qui consiste en se reposer quelques heures au soleil. Deux teintes seulement dominent la composition : le bleu et le beige, qui se répondent et se marient à merveille.

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