Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 ALPHONSE MUCHA

12/09/2018 > 27/01/2019

Musée du Luxembourg

- PARIS

expo_cercle_2 PICASSO. BLEU ET ROSE

18/09/2018 > 06/01/2019

Musée d'Orsay - PARIS
expo_cercle_4 MADAGASCAR

18/09/2018 > 01/01/2019

Musée du quai Branly - Jacques Chirac - PARIS

LA NEWSLETTER

Le 8 août 1902 disparaissait James Tissot

Laura Bourdon 8 août 2017

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

James Tissot, né Jacques-Joseph Tissot à Nantes le 15 octobre 1836, peintre et graveur, dandy et collectionneur, fut considéré comme une véritable icône de la fin du XIXe siècle. Ses portraits de milieux mondains qu’il côtoie, dans le Paris du Second Empire puis à Londres, en pleine ère victorienne de la Grande-Bretagne, font de lui le grand peintre des femmes et de l’élégance de son temps.

James_Tissot_Self_Portrait_(1865)

James Tissot, Self Portrait, 1865 © Wikimedia Commons

Né d’un père drapier et d’une mère modiste, Jacques-Joseph Tissot fera du tissu, de la mode et de l’élégance l’un de ses thèmes de prédilection. Il débute sa carrière à Paris, à l’Ecole des Beaux-Arts où il se fait ami avec Edgar Degas, James Abbott Mc Neill Whistler tandis qu’il reçoit les cours d’Hippolyte Flandrin et de Louis Lamothe.

L’année 1859 marque sa première exposition au Salon de Paris. Mais Tissot passa rapidement d’un style historique aux scènes contemporaines. Surtout, les bals et festivités du Paris du Second Empire deviendront sa source d’inspiration première, mettant en scène les femmes élégantes de son temps.

Le Cercle de la rue Royale

Royale

James Tissot, Le Cercle de la rue Royale, 1868

En 1868, Tissot réalise ce qui comptera parmi l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre : le Cercle de la rue Royale. Cette huile sur toile de presque trois mètres de large sur deux mètres de long, fut classée objet des monuments historiques par décret du 3 septembre 1988, puis trésor national, avant d’être acquise en 2011 par le musée d’Orsay pour la somme de quatre millions d’euros.

Cette toile met en scène douze membres du club très fermé du Cercle de la rue Royale, fondé en 1852 ; et qui malgré une période difficile pendant la Commune de Paris, suscita un vif engouement auprès de la bourgeoisie et surtout de la noblesse, comptant à la fin du XIXe siècle près de six cent membres.

Chaque membre du groupe paya la somme de mille francs pour que le tableau puisse être conservé dans l’un des salons du Club. Parmi les personnalités les plus notables du groupe, figurent le marquis de Gallifet, le prince Edmond-Melchior de Polignac, le baron Rodolphe Hottinger mais encore Charles Haas, dont Marcel Proust s’inspira des années plus tard pour le personnage de Swann, dans A la Recherche du Temps perdu. Dandys absolus, chacun d’eux semble muré dans une rêverie nonchalante.

La scène se déroule sur le balcon de l’hôtel de Coislon, aujourd’hui l’hôtel Crillon, qui surplombe la place de la Concorde. Au loin l’on aperçoit les toits du Palais de l’industrie, construit pour l’Exposition universelle de 1855 et aujourd’hui disparu. Le Cercle de la rue Royale figure comme l’un des exemples majeurs de la modernité de Tissot, témoignant de l’atmosphère intellectuelle et mondaine de l’époque. Elle participa grandement de la reconnaissance du jeune peintre comme l’un des portraitistes les plus talentueux de son époque.

Angleterre

2009061509365366

James Tissot, Type of Beauty (Kathleen Newton), 1880

Quelques années plus tard en 1871 Tissot dût quitter la France du fait de la guerre franco-prussienne. Il s’installe à Londres où il est exposé à la Royal Academy, et travaille pour le magazine Vanity Fair. De Jacques-Joseph, Tissot devient James ; un nom qui s’installa très vite comme la référence en tant que peintre de la haute société de l’époque victorienne. C’est aussi en Grande-Bretagne que Tissot rencontre celle qui fut l’une de ses principales sources d’inspiration futures : sa femme et sa muse Kathleen Newton. Mais la jeune et gracieuse irlandaise mourut tôt, à peine âgée de vingt-huit ans, des suites d’une tuberculose.

Tissot finira par retourner en France à Paris, période marquée par un retour à la gravure et à des thèmes religieux nourri par un pèlerinage qu’il réalise en Palestine ; avant de se retirer quelques années plus tard dans le château familial de Buillon, où il s’éteint en 1902.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE