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Pablo Picasso et sa muse Olga, une passion tourmentée

Laura Bourdon 2 août 2017

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Le musée Picasso présente jusqu’au 3 septembre une exposition jusqu’alors inédite consacrée à celle qui fut la première épouse de muse de Pablo Picasso, Olga Khokhlova, rencontrée en 1917 lors d’une représentation des Ballets russes. Olga eut sur la peinture du maître un immense impact, la peinture comme témoin de leur passion tourmentée. D’abord représentée magnifiée, sous des traits ingresques à l’apparente sérénité, les portraits que Picasso fit d’Olga se métamorphosèrent au tournant des années 1930 vers des représentations déstructurées, lacérées, terriblement violentes.

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Pablo Picasso, Olga Khokhlova à la mantille, Barcelone, été-automne 1917 © Succession Picasso, 2017 © Photo : Equipo Gasull

C’est la première fois qu’une exposition est dédiée à celle qui partagea la vie de Pablo Picasso, depuis leur rencontre lors du ballet Parade, (Olga était danseuse aux Ballets russes), jusqu’à leur séparation en 1935. Pourtant, l’œuvre du maître et sa passion sentimentale sont intimement liées. Au fil de l’exposition présentée par le musée Picasso, l’on se rend compte des résurgences qu’ont pu avoir les tourments de la vie privée de l’artiste, ses passions, ses conquêtes, l’arrivée du jeune Paul, jusqu’aux années de crise conjugales où l’on voit apparaître une iconographie nouvelle dans l’œuvre de Picasso, celles de la corrida, de la crucifixion et du Minotaure.

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Pablo Picasso, Buste de femme avec autoportrait, Février 1929 © Succession Picasso, 2017 Crédit photo : Private Collection, Courtesy of McClain Gallery. Photo Alister Alexander, Camerarts

Où est passé le bonheur tranquille du temps de Parade ?  La figure d’Olga est pendant plus d’une décennie la plus représentée dans l’œuvre de Pablo Picasso. Subjugué par la jeune femme aux manières exquises, le peintre en esquisse les traits de manière canonique. Son regard est triste, elle est généralement représentée assise ou lisant, mais de ces portraits de facture classique émanent tendresse, affection et paix. Il en sera ainsi pendant plusieurs années : la période de maternité d’Olga, puis Olga jeune mère, ayant inspiré à l’artiste une profusion de toiles.

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Pablo Picasso, Grand nu au fauteuil rouge, 5 mai 1929 © Succession Picasso, 2017. Crédit photo : © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) / Mathieu Rabeau

Mais à partir des années 1925 et précisément l’année 1927 marque un chamboulement radical dans la représentation d’Olga par Picasso. Cette année est également celle où le maître espagnol rencontre Marie-Thérèse Walter, qui deviendra sa maîtresse, clandestinement, du fait du jeune âge de la demoiselle (dix-sept ans). Dès lors, le peintre brise la sainte face de son épouse dont le corps et le visage sont entièrement déconstruits. Bouche dentée, yeux écarquillés, couleurs grisâtres. Le visage d’Olga se défigure en un amas de triangles mal assemblés. La légèreté des premières esquisses paraît déjà loin, devenant maintenant pesantes et acérées.

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Pablo Picasso, La Nageuse, novembre 1929 © Succession Picasso, 2017 Crédit photo : © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) / Adrien Didierjean

A la manière d’un duel, Buste de femme avec autoportrait oppose le profil apollinien du maître et le massacre qu’il fait des traits féminins de son épouse. Ses formes ressemblent aux tentacules d’une pieuvre et sa bouche, grande ouverte, pleine de pointes, n’est guère moins inquiétante dans Grand Nu au fauteuil rouge. Tandis que l’idylle cachée de l’artiste et de Marie-Thérèse inspire à Picasso une série de baigneuses aux couleurs fraîches, aux formes rondes et aériennes presque érotiques, qui en disent long sur ce que peut ressentir le peintre.

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Pablo Picasso, La Crucifixion, 7 février 1930 © Succession Picasso, 2017 Crédit photo : © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) / Mathieu Rabeau

C’est dans les années 1930 que Picasso intègre à sa peinture des thématiques nouvelles. Il emprunte à la mythologie les références d’Eros et de Thanatos, symboles des pulsions de vie et de mort, ainsi que le thème du Minotaure et ceux des corridas puis de la crucifixion. Ses peintures sont violentes et sauvages. Autant de sujets, de métaphores utilisées par l’artiste disant adieu aux ardeurs du jeune couple.

 

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