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Christian Boltanski présente une installation immersive au MAC VAL

Laura Bourdon 20 juillet 2017

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Depuis le 29 juin le MAC VAL  (musée d’art contemporain du Val de Marne) propose « Sans réserve », la huitième exposition de sa collection conçue autour de la notion de récit, la capacité d’une œuvre à raconter une histoire et nous transmettre des émotions. A cette occasion, trois nouvelles installations d’artistes contemporains représentés dans les collections du musée ont été inaugurées. Ainsi Christian Boltanski / Mauricio Pezo / Sofia Von Ellrichshausen, Jean-Christophe Norman et Sylvie Fanchon ont imaginé trois œuvres permettant de renouveler notre lecture de l’architecture du lieu, à l’intérieur comme dans ses jardins.

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Christian Boltanski / Mauricio Pezo / Sofia Von Ellrichshausen, Panorama, Bell Pavlilion, Animitas  © MAC VAL, musée d’art contemporain du Val de Marne

Le MAC VAL renouvelle son initiative dédiée aux « Invités de la Collection », permettant à un artiste d’imaginer une œuvre in-situ entièrement pensée pour le lieu. Ainsi Jean-Christophe Norman recouvre la plus haute cimaise du musée de son écriture avec un « paysage-texte » basé sur le récit de son projet Grand Mekong Hotel, Sylvie Fanchon prend possession de tout un pan de mur avec « Tableau Scotch » de 24 mètres sur 4 mètres ; tandis que Christian Boltanski crée une oeuvre immersive avec le concours de deux architectes chiliens dans le jardin du musée.

Un grand paysage de clochettes japonaises

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Christian Boltanski / Mauricio Pezo / Sofia Von Ellrichshausen, Panorama, Bell Pavillion, Animitas  © MAC VAL, musée d’art contemporain du Val de Marne

Pour le MAC VAL, Christian Boltanski s’est associé à deux architectes chiliens de renom (pour avoir représenté leur pays à la biennale d’architecture de Venise en 2008), afin de proposer une expérience immersive incluant la projection d’une œuvre filmée au sein d’un espace spécifiquement conçu pour abriter cette œuvre, prenant la forme d’une chapelle, lieu de « méditation » entre le bruit de la ville et l’institution culturelle.

Au départ, il y a la rencontre de l’œuvre de Boltanski par Alexia Fabre (Directrice du musée) à la Biennale de Venise de 2015. Alexia Fabre explique avoir été interpellée par cette vidéo tournée dans le désert d’Atacama cette même année, qui permettait de garder la mémoire d’une œuvre éphémère réalisée dans ce lieu presque magique d’Amérique du Sud, situé entre la fosse océanique d’Atacama et la cordillère des Andes. Christian Boltanski explique sa fascination pour le désert d’Atacama, cet endroit « où on voit le mieux les étoiles », mais aussi la cruauté liée à son histoire ; puisque pendant très longtemps ce désert fut le refuge de prisonniers qui y étaient jetés, sous le régime du général Pinochet.

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Christian Boltanski / Mauricio Pezo / Sofia Von Ellrichshausen, Panorama, Bell Pavillion, Animitas  © MAC VAL, musée d’art contemporain du Val de Marne

Aussi l’artiste dont l’oeuvre explore la mémoire, le souvenir et l’absence, a imaginé un paysage planté de clochettes japonaises, chacune d’elles représentant ces âmes errantes et disparues. De cette œuvre éphémère, il en a conservé un film, tourné depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher. Christian Boltanski a choisi de donner une nouvelle vie à cette oeuvre à l’occasion de l’invitation du MAC VAL, dans un lieu propice à sa monstration, un lieu silencieux, de recueil voire de méditation.

Les architectes Mauricio Pezo et Sofia Von Ellrichshausen ont conçu un pavillon aux formes rondes et aux matériaux bruts rappelant ceux que l’on trouve dans le désert. Il est situé dans le jardin du musée, et rien n’indique (de loin) que l’on peut y pénétrer, jouant par la même occasion le rôle de sculpture. Or, à l’intérieur se trouve la vidéo Panorama, la forme circulaire du lieu projetant le spectateur à l’intérieur du paysage, en totale immersion.

« Aujourd’hui ce qui m’intéresse c’est de créer des légendes, de créer des mythes, je crois que les mythes sont plus forts que la réalité des œuvres », confie Christian Boltanski, avant d’ajouter, « Un jour, il y a eu un homme qui a désiré planter des centaines de petites clochettes en plein milieu du désert et rendre hommage aux âmes errantes (…) l’histoire reste ».

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