Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 MIRÓ

03/10/2018 > 04/02/2019

Grand Palais

- PARIS

expo_cercle_2 TADAO ANDO, LE DÉFI

10/10/2018 > 31/12/2018

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_3 PICASSO. BLEU ET ROSE

18/09/2018 > 06/01/2019

Musée d'Orsay - PARIS
expo_cercle_5 MEIJI

17/10/2018 > 14/01/2019

Musée Guimet - PARIS

LA NEWSLETTER

Le 18 juillet 1721 disparaissait Antoine Watteau

Laura Bourdon 18 juillet 2017

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Né à Valenciennes en 1684, Jean-Antoine Watteau, plus communément appelé Antoine Watteau, eut une carrière prolifique mais courte, l’artiste s’étant éteint avant d’avoir 37 ans dans un domaine de Nogent-sur-Marne. Pourtant, il remporte un vif succès de son vivant, obtient la reconnaissance de grands collectionneurs et marchands d’art, et la postérité soulignera l’influence du maître à l’univers subtil et mystérieux.

Antoine_Watteau_047

Antoine Watteau, L’Enseigne de Gersaint, 1720

Antoine Watteau s’installe très tôt à Paris, en 1702 alors âgé de dix-huit ans. C’est d’abord auprès du célèbre graveur et décorateur de théâtre Claude Gillot que débutera son apprentissage, avant d’entrer en 1717 à l’Académie, où il présente l’une de ses œuvres majeures : « le Pèlerinage à l’île de la Cythère », inaugurant le genre des fêtes galantes.

Watteau est réputé pour être l’un des plus éminents représentants du mouvement rocaille, et si l’époque privilégie les dorures et les peintures religieuses, l’artiste se positionne à contre-courant, ne cherchant à célébrer ni le roi ni l’Eglise. Il exécute des scènes de genre, des paysages et des portraits, mais l’une de ses thématiques phares demeure le monde des masques et du théâtre. Fervent admirateur de la Comedia dell’arte, certains diront que son goût pour la théâtralité trouve ses racines en l’apprentissage dont il bénéficia chez Claude Gillot.

Le Gilles, dit Pierrot

Metteur en scène rigoureux, Watteau convoque régulièrement des personnages emblématiques de la Comedia dell’arte dans sa peinture, à l’instar de « le Gilles », désormais intitulé « Pierrot », qui est son tableau le plus connu, mais aussi le plus mystérieux. La toile ne représente pas le traditionnel Pierrot maquillé de blanc, mais la figure d’un individu portant le costume de Pierrot, ample et ballant autour des membres, taillé dans un tissu lourd de satin blanc. L’œuvre est d’autant plus fascinante qu’elle conserve tous ses mystères : est-ce un modèle ? Un comédien ? Tout des circonstances et des conditions de la réalisation de la toile restent ignorées.

800px-WatteauPierrot

Antoine Watteau, Pierrot, vers 1718-1719

Actuellement conservée au musée du Louvre (auprès d’une dizaine d’autres œuvres de Watteau), une note précise qu’ « il est en effet particulièrement difficile de savoir si ce Pierrot est un portrait peint d’après un modèle réel, ami de Watteau ou célèbre comédien, ou bien s’il s’agit d’une allégorie dépersonnalisée. La force dramatique de cette œuvre étrange provient du vide de l’action, de l’immobilité pesante du modèle, et de ce cadrage en légère contre-plongée ».

Unique par son format exceptionnellement grand, c’est surtout la composition de la toile qui a fait couler beaucoup d’encre, une fois qu’il fut redécouvert près d’un siècle après la mort du maître. En effet, le Gilles ou Pierrot n’est pas placé au centre du tableau mais très légèrement décalé sur la gauche. Ce décentrement a inspiré de nombreux commentaires saluant l’audace du geste pour l’époque. Or, l’observation du tableau en lumière rasante a plus récemment révélé que ce décentrement ne serait pas la composition initiale du tableau. D’anciennes traces de châssis (positionné quasiment au centre de la figure de Pierrot) ont été mises en lumière. Par la suite, le tableau aurait été coupé.

L’atmosphère poétique et souvent nimbée de tristesse de l’œuvre de Watteau lui confère un univers singulier, et si le nombre de peintures qu’il laisse derrière lui est déjà notable, celui de ses dessins, lui, se compte en milliers. Selon les propos de l’amateur d’art et biographe de Watteau, Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville, « ses heures même de promenade et de récréations étaient employées à cet exercice ».

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE