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Derain, Balthus et Giacometti dialoguent au Musée d’art Moderne de Paris

Agathe Lautréamont 12 juillet 2017

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Le 2 juin dernier, ouvrait au sein du Musée d’Art Moderne de Paris l’exposition « Derain, Balthus, Giacometti : une amitié artistique ». Parcours enthousiasmant, cette exposition revient sur les liens que les trois grands créateurs du XXe siècle ont tissé tout au long de leur carrière, entre confrontations artistiques et inspirations mutuelles. Aujourd’hui, nous allons focaliser notre attention sur l’un de membres de ce triangle d’or : Alberto Giacometti…

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Alberto Giacometti, Autoportrait, 1920 © Succession Giacometti

Cette exposition est une première, dont peut se targuer le Musée d’art Moderne de la Ville de Paris. En effet jusqu’alors, aucune institution muséale n’avait cherché à rapprocher les productions artistiques d’André Derain (1880-1954), Balthus (1908-2001) et Alberto Giacometti (1901-1966). Trois hommes, trois univers précis, mais également trois amis qui étaient animés par les mêmes ambitions : la quête de la modernité, le goût pour les arts africains et océaniens et une recherche d’une nouvelle définition pour l’œuvre d’art.

Les trois artistes étaient issus de milieux sociaux divers, n’avaient pas le même âge et avaient reçu des influences esthétiques bien précises. Pourtant, ces différences ne les empêchèrent pas de se vouer une admiration réciproque au fil de leur carrière artistique. Ils s’appréciaient, humainement comme artistiquement, ils s’influençaient dans leurs créations et surtout ils se réunissaient dans une profonde communauté esthétique.

Dans un précédent papier, nous avions exploré ces liens très forts noués entre le trio de créateurs. Aujourd’hui, nous allons nous concentrer davantage sur la personnalité et l’inspiration d’Alberto Giacometti, dont quelques chefs-d’œuvre ont été réunis par le MaM.

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Alberto Giacometti, Aïka, 1959 © Succession Giacometti

Formation et évolution

Alberto Giacometti, dans la plus pure tradition artistique, a commencé sa formation picturale par la copie des œuvres des grands maîtres italiens de la Renaissance. Mais là où il fit rapidement preuve de modernité, à l’instar d’autres artistes qui lui étaient contemporains, c’est dans son grand intérêt pour les œuvres égyptiennes ou africaines, qui électrisaient son inspiration.

Sa sculpture, surtout, se fit l’écho de ces influences géographiques et temporelles plurielles. Quant à sa peinture, elle tente d’intensifier les contrastes de la présence physique ; que ce soit celle d’un objet ou d’un personnage. Cette recherche de l’intensité est par exemple flagrante dans la peinture Nature morte à la pomme, exécutée en 1937. Mais ce goût pour le réel, le palpable, le tangible de la part d’Alberto Giacometti ne l’a pas empêché de réaliser plusieurs incursions du côté de l’inconnu (inconnu qui pouvait tout à fait englober le réel en lui-même ; nous ne sommes plus très loin de Freud).

Aussi l’artiste italien a-t-il abordé la thématique du rêve dans son œuvre. Que voyait l’artiste dans ses songes ? Des formes courbes, ondulantes, délicates, qui parfois évoquent un paysage d’abstraction ou le corps d’une femme à peine dessiné, qu’il convient de deviner.

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Alberto Giacometti, Tête d’Isabel, 1936 © Succession Giacometti

Des découvertes

Un des points forts de cette exposition organisée au Musée d’art Moderne de Paris est de montrer autre chose que ce que le public à l’habitude de voir concernant Alberto Giacometti. Lorsqu’on évoque le nom du créateur italien, on pense rapidement à ses sculptures filiformes, à l’aspect rugueux et grossier.

Or, l’accrochage de l’institution muséale a choisi de prendre le contrepied de cette tradition, en reléguant les sculptures les plus célèbres (dont le mythique Homme qui marche II, fondu en 1963) à la toute fin du parcours, tandis que des dessins et peintures méconnus de l’artiste sont mis en avant en début et milieu de parcours. En somme, l’exposition du MaM collectionne les bons points !

 

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DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI

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Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (MAM)

PARIS

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